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30.04.2008
De la shoes (et bientôt de la chute...)
Je continue à vous présenter mes achats coups de coeur du mois. Cette fois-ci, des chaussures. En plus de mes belles babies plate-forme en cuir adorées.
Au passage, un petit message à l'amant de Guenièvre : Lancelot, je suis navrée pour ce nouveau post à chaussures, je compte sur ta tolérance légendaire...
Non, je n'ai pas bu de vodka, Lancelot existe vraiment, même qu'il passe ici parfois.
Avant de craquer sur une paire ouverte pour l'été, (je veux des spartiates à talons plus précisément), j'ai fait mon choix sur deux ravissantes paires de ballerines, parce que les ballerines, c'est mon dada, et puis les ballerines, c'est mon auto-protection contre les chutes.
D'où la 2ème partie du titre que vous commencez à comprendre, j'en suis sûre.
Donc, dimanche soir, je me balade par-là, pas par hasard ni par paresse, mais parce que j'avais repéré il y a longtemps deux paires qui me plaisaient très beaucoup (langage élèves 4ème), mais que je trouvais très chères.
Mais hier, bonheur, je découvre que La Redoute, plus exactement Les Aubaines, casse ses prix, même sur des prix à la base JAMAIS soldés. Des très beaux produits donc. Des produits que quand vous les recevez, ils sont rangés dans un sac rouge, pour vous signifier leur importance.
Et moi j'aime recevoir des sacs rouges, mais je n'en reçois pas souvent !
Là, re-bonheur, les prix sont divins. Du coup, je craque très facilement sur cette paire de Mellow Yellow tant convoitée, au style un peu antique je trouve. Couleur or mat, tout cuir, pour le prix ridicule de 16EUR ! Je les vois déjà avec du marine, du blanc, du noir, du kaki...

Puis, re-re-bonheur, je constate que plusieurs paires de Repetto sont en promo. Je vous le dis au cas où ça vous intéresserait, ce modèle "cousu-retourné" passe à 110EUR au lieu de 170, en marron irisé et en noir.

Ce modèle me branche bien, très beaucoup même, il a l'air sublime, mais j'hésite. L'été arrive, je n'ai pas besoin de ballerines marron ou noires. En même temps, en révélant ce bon plan ici, je prends le risque qu'il n'y en ait plus quand je me déciderai !
Et puis je vois les autres, un modèle différent, qui propose du... rouge ! Du beau rouge, du rouge irrisé, du rouge bordé de noir, du rouge pas vulgo, du rouge Repetto. Mais pas en promo. Mais au prix de base plus bas que les précédentes.
Et puis je trouve, en furetant sur les sites de promo futés, un code, un beau code, un code géant, génial, un code pages vertes ! C'est très rare comme code. D'autant plus que sur le catalogue, il y a écrit en-dessous des Repetto : article ne pouvant subir AUCUNE réduction !
Ce code donne 40EUR de réduc sur 100EUR. Voilà mes Repetto qui passent à 80, ce que je trouve relativement raisonnable pour des Repetto !
Ah oui, il vous intéresse le code ? PARUR

Et là, non, je ne continuerai pas sur la 2ème partie de mon titre. Je crée du suspens. Je suis une méchante je sais. En même temps je vous ai donné un super code.
La suite demain...
09:44 Publié dans La garde-robe du boudoir | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
29.04.2008
Mode élégante
Hier, j'ai fait un peu de shopping. Depuis quelques temps, je me restreins, je profite à fond de ma garde-robe, je me familiarise avec des vêtements très peu portés. Et je fais des économies pour cet été.
Mais il y a quelques petites choses qui me faisaient envie. Alors je me suis laissé le temps de la réflexion, le temps de fantasmer les objets de désir, parce que l'acquisition dans ces cas-là n'en est que plus meilleure.
Et puis aussi, il faut bien l'avouer, peu de collections en ce moment me font envie. Pantalons à rebouler, sarouels, micro-jupes, robes chasubles, tuniques tie-and-dye qui ont l'air d'avoir délavé au lavage, keffieh à carreaux, tout ça n'est pas pour moi.
D'ailleurs je précise que le keffieh à pompons noirs tant convoité par une partie de la blogo n'est pas sold-out, j'en ai vu tout un rayon hier après-midi et je suis passée devant la tête haute. Honnêtement, il me fait penser aux pompons que je décrochais à 4 ans pendant les tours de manège !
Finalement je me rends compte que je suis toujours attirée par les coupes sobres et les couleurs délicates, par les tenues épurées avec un détail raffiné qui change tout en donnant de l'élégance. Surtout par les vêtements qui mettent le corps en valeur et non qui le cachent comme les robes chasubles.
Dans mes derniers coups de coeur, il y a eu d'abord cette jupette vue chez Daphné et portée par une jolie Suédoise.

Pas vue en magasin. Je l'ai oubliée.
Puis vue aujourd'hui et adorée parce qu'elle est tout simplement parfaite en vrai.
Une jupette qui est en fait une petite robe si on garde les bretelles amovibles. Une jolie matière légère teinte denim, une coupe impeccable, bref je me vois déjà la porter cet été avec des ballerines ou des compensées. En haut, un simple tee-shirt blanc ou une marinière.
Puis la vitrine de Etam, dont je vous ai déjà parlé. Tout en simplicité et en élégance.
Je félicite au passage le virage amorcé par les responsables de l'enseigne, toute la collection de cette saison me plaît. Aujourd'hui Etam, c'est moins de synthétique, plus de matières nobles, de la meilleure qualité, du goût dans les articles, et des prix moins prohibitifs que Zara qui se la pète !
J'ai déjà craqué sur la blouse en soie et coton blanche manches 3/4 à petits boutons devant, que je vous ai présentée il y a quelques jours, je savais que je ne tarderais pas à shopper aussi le top petites manches dans la même matière aérienne et avec un plastron-jabot à tomber.
Le voici sur un pantalon bleu marine H&M un peu large, un peu masculin, mais complètement atemporel. Cette association, c'est vraiment moi.
06:00 Publié dans La garde-robe du boudoir | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
28.04.2008
Le boudoir ouvre ses armoires
Aujourd'hui, je vous propose quelques effets dont je souhaite me séparer.
Vous pourrez également les retrouver dans l'album photo de la colonne de droite, une fois que cet article sera balayé par un autre. Il vous suffit de m'envoyer un petit mail si quelque chose vous intéresse.
Je précise que le prix tient compte des frais de port.



21:19 Publié dans La garde-robe du boudoir | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
27.04.2008
Un dimanche, un livre
Nous sommes à Paris, au XIIIème siècle.

Les rues de la vieille ville respirent de couleurs moirées, d'étoffes soyeuses, de bijoux précieux.
Elles vivent au rythme des échoppes d'artisans, au son des voix des bourgeois et des manants, au bruit des charrettes qui roulent sur les pavés, des chevaux qui soufflent et des femmes qui discutent le prix d'un pain ou d'un jambon salé.
Dans l'une d'entre elle, au coeur du quartier le plus riche de la capitale, s'élève l'enseigne de Maître Brunel. Maître Brunel, un amoureux de l'or et de la beauté, un orfèvre réputé et respecté, le meilleur de la ville, bien considéré de son roi, le sage Louis IX.
Maître Brunel n'est plus jeune, mais il a suffisamment d'enfants pour assurer sa descendance, et surtout pour reprendre son métier, sa boutique, sa passion.
A ses côtés, il y a Mathilde, belle et douce, sensible et aimante, Mathilde qui élève ses filles et ses fils avec un amour sans faille, qui seconde son mari dans sa noble tâche avec patience et constance. Mathilde si jeune encore, dont le corps encore vigoureux et réceptif refuse de renoncer aux plaisirs de la chair et lutte pour résister aux tentations extérieures...
Mathilde se le doit, comme elle le doit à son mari, parce qu'elle est franche et honnête, parce qu'elle est vertueuse et droite et que l'amour du Seigneur lui sert de guide et lui assure la paix. A trente-quatre ans, elle n'est plus une jeune fille à laquelle on pardonnerait ce péché.
A trente-quatre ans, elle aurait honte de se conduire avec autant de légèreté.
Mathilde est confiante. L'aînée de ses filles, Florie, se marie. Florie est heureuse, amoureuse, légère et coquette, dorée comme un soleil, gaie comme un pinson. Elle en a la voix, elle chante, comme son fiancé le délicat Philippe, troubadour au service de la reine dame Marguerite. Lui aussi est heureux, amoureux, et entièrement dévoué à sa jeune promise de quinze ans.
En somme, le bonheur est si simple, pense Mathilde devant le couple à qui tout sourit. Dans la vie paisible et unie des Brunel, tout paraît tranquille, assuré.
Rien ne l'est. Le cours d'eau des rivières, comme celui de la vie, est parfois imprévisible. Le danger rôde dans l'ombre, sans qu'on y prenne garde, parce qu'on refuse toujours de voir ce qui dérange, quand le bonheur est à portée de main, trop présent, trop facile.
La mariée danse sur un air de cythare, entourée de ses soeurs, de ses frères, de ses parents, des amis troubadours dont l'un, Rutebeuf, gentil rebelle de talent, tente de se démarquer par provocation.
Florie n'a d'yeux que pour son mari, quand un autre ne remarque qu'elle : le danger se rapproche pour ne plus s'éloigner. Il s'installe et prend les traits rudes et virils d'un cousin du placide Philippe, le pelletier Guillaume Dubourg, amoureux des fourrures et tueur de loups. Amoureux désormais de sa cousine, définitivement.
La mère se trouble devant l'inquiétante séduction de l'homme, la fille ne voit rien, ou ne veut rien voir. Son époux est si doux, si tendre, si prévenant.
Mais si Philippe, justement, était trop doux, trop tendre, trop prévenant ? Si Florie ne se suffisait pas de cette douceur dans l'acte sexuel ? La découverte de son corps entraîne celle de la frustration chez la jeune femme. Mais l'amour est là, il la sauve du mal, il comble son coeur et ravit son âme. Florie fait taire le démon qui l'effraie.
Puis, soudain, le danger prend une autre forme, d'autres traits. Ceux d'une bande de voyous qui terrorise les pucelles de la région : Arthur le Noir et ses acolytes. Il se rapproche d'une façon étrange, déroutante. Comme une menace venant d'en Haut, un avertissement.
Tout bascule. Un baiser volé, violent, échangé entre Florie et Guillaume déclenche les foudres du Ciel. Florie se veut passive, victime piégée par cet homme qui la fascine et la répugne en même temps. Elle se croit forte, elle est déjà perdue.
La menace gronde plus fort, atteint une innocente pour punir les coupables. La pure Clarence, soeur cadette de Florie, paie le prix de l'inconséquence du couple interdit. Enlevée par Arthur le Noir, elle est rendue à sa famille vivante, mais blessée dans sa chair et dans son âme.
Florie prie, supplie, se désespère. Dieu l'entend, guérit Clarence et la réclame à son service. La jeune fille consacrera désormais sa vie au Tout-Puissant. Le prix à payer pour que l'ordre et la paix reviennent sur la famille Brunel ? Leur vie tranquille n'est déjà plus qu'un souvenir.
Si Clarence est sauvée, Florie elle, n'est pas guérie. Trop faible pour lutter contre une force qui la dépasse, elle cède à nouveau. A nouveau elle se perd et attire sur elle le châtiment divin.
Une soeur violée, un enfant mort, une famille déshonorée, un mariage en miettes, un père accablé qui renie sa fille chérie, un amant coupable qui disparait et un mari qui répudie sa femme avant de partir enterrer sa peine et sa colère en Terre Sainte.
La jeune épousée virevoltante laisse place à une femme brisée.
Florie achète durement son repentir, s'exile de Paris, se retire aux abords d'un couvent, celui de sa soeur, là où la paix du Seigneur peut lui redonner envie de vivre. Elle visite les orphelinats, adopte une fillette, tente de combler le vide de son coeur par l'exercice de la charité. Clarence la soutient, l'encourage, la félicite pour son abnégation, certaine que sa soeur est à présent à l'abri du péché.
Florie, elle, n'est sereine qu'en apparence. A l'intérieur, elle n'est qu'attente et fébrilité. Malgré la passion condamnable qui a gâché sa vie en faisant d'elle une mère négligeante et une épouse adultère, elle est seule à savoir que l'étincelle ne s'est pas éteinte, qu'il suffirait d'une seule caresse de l'amant trop habile sur sa chair trop sensuelle pour la ranimer.
Sept ans de pénitence, un chiffre symbolique qui ne suffit pas à lui procurer l'oubli. Dieu l'a abandonnée en faisant revenir son amant. Elle cède à nouveau, juge sévèrement sa faiblesse et se croit damnée pour toujours.
Seule la mort de l'un ou de l'autre, désormais, pourra effacer les fautes commises et partagées...

La Chambre des Dames n'est pas un roman historique, c'est plus que cela. C'est une chronique du temps jadis, une histoire faite d'amour et de violence, de naissance et de mort, de miracle et de péché. Celle d'un Moyen Age inconnu, si loin des clichés, si proche de nous...
Avec, toujours, la main de Dieu qui s'étend au-dessus des mortels, un Dieu redouté, punitif, qui dicte les actions des hommes et pardonne leurs péchés au prix d'un repentir sacrificiel.
Jeanne Bourin était une virtuôse de ce temps passé, une poétesse des mots qui fit revivre sous sa plume un Ronsard transi d'amour pour la capricieuse Cassandre, une trop belle Agnès Sorel, une Héloïse tragique face à son Abélard mutilé, mais qui créa aussi des personnages inoubliables, à la personnalité si riche et si profonde que le lecteur ne ressort pas intact de cette rencontre.

Jeanne est décédée en 2003. Elle fait partie des auteurs qui marquèrent profondément ma vision de la littérature et qui me donnèrent envie d'écrire à mon tour. Son influence, aux côtés de nombreuses autres, m'habite quand j'écris.
Mon plus grand regret de littéraire restera d'avoir trop attendu avant de la contacter.
08:00 Publié dans L'esprit du boudoir | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
25.04.2008
De la tenue, de l'oeuf en chocolat et de la pasta
Mon titre vous fait réfléchir hein ? C'est le but. J'ai décidé de battre mon record de titres les plus obscurs. Peut-être que le dictateur d'Hautetfort arrêtera de m'en demander un à chaque fois que je poste.
Hier soir, mon moral est remonté grâce à une adorable petite Marmotte qui m'a envoyé ça :
Rempli de chocolats. Moi je dis, la blogo c'est pas Dallas du tout. Enfin quand on sait choisir ses copines. Et quand c'est fait, ça devient le pays des Bisounours. Marmottine, tu es un amour, je te rendrai la pareille bientôt.
Puis, hier soir, pour achever de retrouver le moral, je me suis cuisinée un petit plat de jolies pâtes colorées qui ressemblent à des coquillages. J'ai fait ma sauce maison avec des tomates fraîches, de l'huile d'olive, de l'ail, du basilic et des lardons. Le tout dans la poële pour que ça fonde et que ça grille et hop, du parmesan sur tout ça et ça donne une pasta aussi délicieuse qu'au resto !
Enfin, hier, j'étais habillée comme ça, et comme apparemment, ça a plu, je vous montre.
Dans cette tenue, je me suis sentie très féminine, mais sans le too much qui rend souvent mal à l'aise et qui nous donne envie de rentrer direct chez soi se changer. Remarquez, je suis rarement too much. A 20 ans, j'ai eu ma dose. Entre jupes longues woodstock à la fac et robe en stretch mi-cuisse en boîte, je ne sais pas ce qui était le mieux. C'est en faisant des erreurs qu'on apprend, me direz-vous. Cette époque est révolue.
J'aime cette tenue parce qu'elle est une bonne combinaison entre la touche romantique j'aime et le côté sexy de la jupe droite que je n'ose pas souvent.
24.04.2008
De la blouse et du blues
Vous remarquerez que mes titres sont toujours aussi inspirés.
Après Marie-Jeanne, ne vous attendez pas aujourd'hui à ce que je vous chante le blues du business-man, je n'aime plus Starmania.
Trop écouté, trop aimé, trop vu en spectacle, trop rabaché. Les choses que j'aime trop, je finis un jour par ne plus pouvoir les supporter.
Aujourd'hui, j'ai d'abord envie de vous parler de ma dernière blouse. Celle que j'ai achetée hier, après avoir bavé dessus pendant 2 jours, en essayant de résister.
J'avais dit en rentrant de vacances : plus aucun achat jusqu'à ce que je parte en Italie cet été. Parce que les locations en Italie l'été, ça coûte un bras jusqu'au coude et même plus. Au-delà je rappelle qu'on dit l'avant-bras.
Donc voilà, je n'ai pas tenu, j'ai craqué sur ma paire de Mary-Jane camel adorée, sur un petit collier chez Accessoirize, cette boutique où les bijoux sont tous jolis et de bonne qualité, pas comme chez Claire's. Et puis sur cette blouse que je vais vous présenter.
Mais je jure ici solennellement que c'est terminé. Au moins jusqu'à mon séjour parisien dans deux semaines.
Donc, lundi, je passe devant Etam, vite fait, sans m'arrêter, parce que je m'y arrête rarement. Mon oeil repère quand même la superbe vitrine. C'est rare que je reste en arrêt devant une vitrine. Mais là, j'ai adoré. Un flare brut + une petite blouse manche trois quart et col rond fermé par des petits boutons, un voile aérien, une simplicité virginale. Tout ce que j'aime. Plus c'est simple, plus j'aime.
Mais j'ai attendu hier pour la faire mienne. Il ne restait d'ailleurs plus ma taille et la vendeuse a eu la gentillesse de déshabiller un mannequin pour que je puisse l'acheter. Et j'ai été ravie de constater qu'elle était faite de coton et de soie, d'où la fluidité et la douceur de l'étoffe.
C'est le genre de haut qui ne va plus me quitter cet été, quand je sillonnerai Rome sous 40°C ! Je la vois très bien sur un pantalon en lin très large marine, des spartiates, un cabas et une capeline.
Comme je n'ai toujours pas fait l'acquisition d'un jean large, n'en ayant pas trouvé d'assez seyant pour ma divine silhouette, je vous la présente donc sur un slim. Mais la tenue du mannequin rendait beaucoup mieux que la mienne, cette blouse est tout simplement superbe sur du large.
Voilà pour la 1ère partie de mon titre.
La 2ème, c'est à cause de hier aussi. Parce qu'en rentrant chez moi, j'ai croisé dans le centre-ville mon ancien amoureux.
Enfin, pas tout à fait croisé. Je l'ai aperçu serait plus juste. Comme ça fait bientôt deux ans qu'on s'est quittés et que ça fait bientôt deux ans que je ne l'ai pas revu, ça m'a fait un choc. Même si j'ai rencontré quelqu'un d'autre après lui.
On habite et on bosse dans la même ville, mais je ne l'ai pas croisé une seule fois depuis notre rupture. Etrange non ? Alors que deux de mes copines n'arrêtent pas d'y tomber dessus !
Lui ne m'a pas vu. J'étais dans le tram, je l'ai vu derrière la vitre. Comme ça, d'un coup, sans m'y attendre.
Il était entouré d'ado, des élèves à lui sans doute. Comme toujours. Il a toujours été adoré par ses élèves. Les filles surtout. Mais les mecs aussi. Il avait l'air d'avoir du mal à leur échapper, il avait un sourire grand comme ça sur sa figure, ce sourire qui m'a fait craquer à l'époque où on bossait dans le même bahut, avant de craquer sur son aptitude incroyable à exercer son métier et à aimer son public, quel que soit l'âge.
Il les a quittés en leur faisant de dos un signe désinvolte de la main. Moi, dans le tram, j'ai passé le trajet jusqu'à chez moi écrasée sur mon siège, en essayant de ne pas pleurer parce que je n'avais pas de lunettes de soleil ni de mouchoirs, et que le mascara qui coule, c'est vraiment très moche.

23.04.2008
Marie-Jeanne and co
Marie-Jeanne qui disait toujours : "Je m'en fous
Je s'rai la femme d'un homme riche un point c'est tout !"
Marie-Jeanne s'est mariée avec un oiseau
Court sur pattes, pas un cheveu sous le chapeau
Trois enfants, dont deux sont complètement idiots,
Des beaux-parents qu'elle a toujours sur le dos...
Là, vous vous dites, mais elle nous pond quoi ce matin ???
Originalité originalité, y'a que ça de vrai si on veut survivre sur la blogo ! Dallas, ton univers impitoyaaaaaableuuuh...
Mais non, je rigole, je suis en forme, réjouissez-vous.
Le pourquoi du comment du titre, c'est parce qu'à chaque fois que j'entends parler de Mary-Jane (les chassures, pas la fiancée de Spiderman.), je pense à la pauvre Marie-Jeanne de Sardou. Vous connaissiez la chanson au moins ?!
Oui, je la sais par coeur, comme beaucoup d'autres chansons mais pas que de Sardou, oui je pourrais tenter ma chance à "N'oubliez pas les paroles" de Nagui, oui je regarde l'émission tous les samedis.
Non je n'ai pas honte. J'ai trente ans, j'assume tout.
J'assume tout, de Clovis à Robespierre,
J'assume tout, de Rousseau et de Voltaire,
J'assume tout.... tout, tout, tout...
J'assume tout, l'ombre noire et la lumière,
L'or et la boue, la gloire et les cimetières,
J'assume tout.... tout, tout, tout...
Je suis sûre que vous ne connaissez pas ça non plus ! Serge Lama, Napoléon.
En même temps, si vous ne connaissez aucune des deux, vous ne savez pas sur quelle musique il faut les chanter et ça doit pas être drôle pour vous, cet article. Je compatis.
Bref, j'arrête là parce que vous allez croire que je mets de la vodka dans mon thé Dammann Frères du matin. Je dis ça parce que j'adore la vodka.
Pour en revenir à la Marie-Jeanne, je trouve ça drôle tous ces noms propres de chaussures qui reviennent à la mode. Charles IX, Richelieu, Henri III, Mary-Jane, Charles X... En grande amoureuse de l'Histoire, ces chaussures ne peuvent que me plaire !
Or, horreur, je n'avais toujours pas déniché mes Richelieux de l'hiver. Dans les boutiques, je n'ai vu que deux ou trois modèles différents, et du trop cher sur le Net.
Le printemps est là, les Richelieux doivent hiberner jusqu'à l'hiver prochain et moi, enfin, je les ai trouvés. A prix très doux parce que ce n'est plus la saison, en cuir malgré tout, et tout fins comme je voulais. Je dirais même que ce sont davantage des derbys à talons que des Richelieux, mais l'essentiel est que je les adore et que je les ressortirai avec grand plaisir à la fin de l'année 2008 !
Dans le même genre, je peinais à trouver des babies ou Mary-Jane selon le modèle, camel clair. Je vous assure que c'est une quête difficile.
D'autant plus que j'ai dit non, non, non, aux chaussures à plateaux qui commencent à envahir les vitrines.
Avant les vacances, j'ai trouvé celles de mes rêves.
Elles avaient tout : un cuir très souple, un talon très féminin, et un confort extraordinaire. Pourquoi autant ? Parce qu'elles sont à plateaux pardi ! N'en ayant jamais essayé, je ne savais pas que c'étaient des pantoufles à talons, du fait de la semelle renforcée par le plateau. Et cela, même si le talon avoisinne les 10cm comme celles-ci !
Où ? chez Promod. Ben oui, d'habitude je préfère acheter mes chaussures dans des enseignes spécialisées dans les chaussures, mais quand on a un coup de foudre, on se moque de l'endroit d'où ça vient.
Pourtant, je ne les ai pas prises. Je partais en vacances, j'avais besoin de garder mes sous, je n'en avais pas besoin dans l'immédiat.
Même si je savais que je ne retrouverais pas mieux.
Hier, je les avais toujours dans la tête. Je suis passée chez Promod, le dernier 38 m'attendait !
La vendeuse a eu la très riche idée de me dire qu'elles ont un succès fou, qu'elles sont adorables, qu'elles me vont super bien.
Direct la caisse.
Qu'est-ce que je les aime !
Si vous les aimez aussi, et que vous les voulez, sachez qu'il en reste sur le site, au cas où vous ne les trouveriez pas en magasin.
(45EUR.)
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20.04.2008
Le grand retour !
Voilà, ça y est, je suis de retour parmi vous !
Qui m'a privée de vous pendant 15 jours ? et qui vous a privé de moi pendant 15 jours ? L'Education Nationale qui donne trop de vacances !
Pour ce premier article de rentrée, je me dois de vous expliquer où j'ai disparu durant la deuxième partie de mes vacances.
Depuis très longtemps j'en rêvais.
Depuis la dernière fois où j'ai passé une semaine idyllique, loin de tout, dans une célèbre abbaye, chère à mon coeur puisqu'elle abrite les gisants d'Aliénor d'Aquitaine et de son fils, Richard Coeur de Lion. J'ai nommé l'Abbaye de Fontevrault.
Cette retraite spirituelle, je m'étais jurée de la renouveller. Parce que parfois, j'ai besoin de m'isoler quelques temps pour recharger mes batteries. Parce que le silence et la solitude ne m'ont jamais effrayée, mais sont au contraire mes amis.
Depuis toute petite, je me suis toujours sentie chez moi dans une église.
Paradoxalement, j'ai un rapport ambigu avec la religion. Je ne me suis jamais rebellée contre la confession qu'on m'a donné à ma naissance. J'ai poursuivi dans la même voie, en faisant ma première communion puis ma profession de foi, comme tout bon catholique. Mais j'ai arrêté là.
Aujourd'hui, je ne m'explique pas bien pourquoi. J'étais ado, j'avais davantage envie de passer du temps avec ma bande que de continuer le catéchisme. Je n'ai donc pas reçu le sacrement de la confirmation. Il n'est pas certain que je ne ressente pas le besoin, un jour, d'être confirmée.
D'un autre côté, j'ai toujours pensé que la religion avait fait, dans l'Histoire, plus de mal que de bien. Et ce n'est pas terminé. Quasiment toutes les guerres se sont déclarées au nom de la religion. Et c'est au nom de la religion qu'on a tué, exterminé, torturé, censuré, condamné, brûlé.
En France, tous les cardinaux qui ont cheminé aux côtés des rois étaient des imposteurs. Et ne se cachaient même pas de ne pas croire en Dieu. Le cardinal Mazarin, le cardinal de Rohan, le cardinal de Brienne, le cardinal de Bernis, le cardinal de Retz... Ah le cardinal de Retz !
Tous se moquaient de la religion et se servaient de leur charge pour devenir puissants. La religion au service du pouvoir...
C'est pourquoi j'ai toujours aimé Voltaire qui disait n'avoir pas besoin des représentants de Dieu pour croire en lui. L'Eglise a bien évidemment jeté ses Lettres Philosophiques au feu et l'a poursuivi de sa censure.
Je ne me suis jamais posée de questions sur la vérité de ce en quoi je croyais. Les preuves ne m'intéressent pas. Je suis un chercheur et l'information scientifique m'importe dans la recherche littéraire. Sans authenticité, la recherche n'aboutit à rien. Dans la religion, je ne m'intéresse pas à l'authenticité. Je me dis que si je cherche la preuve, je ne suis plus dans la foi, mais dans la science, l'interrogation, la réflexion. La foi n'a pas besoin de preuves.
Dans ma famille, on m'a appris que pratiquer la religion n'était pas nécessairement se rendre à la messe tous les dimanches et communier. Ce que je fais très rarement. En ce sens, je ne suis pas pratiquante aux yeux de l'Eglise. On m'a appris quelque chose de plus important : que la religion se pratique en s'intéressant à l'autre et en donnant de sa personne pour l'aider. Ce n'est pas une chose que je fais très souvent non plus.
En revanche, j'éprouve une immense admiration pour mon père qui incarne pour moi tout ce que la religion peut avoir de généreux et de noble. Mon père qui dès l'adolescence s'est engagé dans les brancardiers des pélerinages de Lourdes...
Même si je ne vais pas à la messe le dimanche, un lieu religieux m'apaise et m'enveloppe de sa sérénité. Et quand j'ai peur de perdre un être cher, c'est une prière qui me vient naturellement aux lèvres, même si la plupart du temps elle est plus païenne que religieuse. Je n'égrenne ni rosaire ni chapelet.
Pour cette seconde retraite j'ai choisi le superbe couvent de Saint-Maximin en Provence, pas très loin de la maison de mon enfance. Un couvent royal qui date du règne de Saint-Louis.
Cette pause a été très bénéfique, parce que j'ai pu avancer la rédaction de mon roman historique, et même remanier l'action comme je n'aurais jamais cru pouvoir le faire.
Inutile de vous préciser que la nourriture n'était pas ascétique, parce qu'une retraite je veux bien, mais sans la gastronomie, je m'étiole !
La série de photos qui commence ici se termine par le tombeau de Marie-Madeleine. Ce couvent jouxte une basilique célèbre, parce qu'elle renferme dans sa crypte les reliques de la sainte.
Je n'ai jamais pris de photos dans une église. Appréciez celle de Marie-Madeleine, je l'ai prise pour vous, en pensant à l'article que j'écrirais.
21:20 Publié dans Quand Mlle Elwind sort de son boudoir | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
14.04.2008
Dans le lit d'une reine
Je me nomme Loanna de Grimwald.
Je suis la dernière descendante du grand Merlin. Par ma mère, j'ai reçu le savoir millénaire des druidesses de la vallée d'Avalon. Je connais la magie et j'ai juré de l'employer au service du bien.
Mais je ne m'appartiens pas. Je suis venue au monde pour accomplir une mission : donner une reine française au trône d'Angleterre.
Elle s'appelle Aliénor. Elle règne sur les Francs aux côtés d'un roi falot et trop pieux. Elle est belle, passionnée. Trop. Elle ne mérite pas son époux, mais un roi aussi avide de puissance qu'elle. Ce roi, je l'ai vu naître. Il s'appelle Henri, Henri plante à genêt.
Moi, Loanna de Grimwald, en m'introduisant à la cour de France, je jure de remplir ma mission jusqu'au bout, quel qu'en sera le prix. Je jure de briser les liens qui unissent Aliénor d'Aquitaine à Louis VII, et de réunir pour la gloire de l'Europe Henri Plantagenêt et Aliénor l'Indomptable.
Je jure de trahir la France au profit de l'Angleterre.

Ceci n'est pas le résumé du livre. C'est une modeste synopsis écrite de ma main dans l'espoir d'éveiller votre intérêt à propos d'un roman merveilleux, plein de magie, de sensualité et de précieuses informations historiques.
Si ce n'est pas déjà fait, lisez-le et rêvez à l'an 1150, quand la France et l'Angleterre se partageaient le monde.
08:00 Publié dans L'esprit du boudoir | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
07.04.2008
Le lundi au soleil !
A partir d'aujourd'hui et pour quelques jours, je vous dis au revoir les belles,
je pars me dorer au soleil de la côte d'azur !
Mais je passerai vous faire un petit coucou de temps en temps, promis !
A bientôt, à très vite !

08:00 Publié dans Quand Mlle Elwind sort de son boudoir | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
