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31.05.2008
Satisfactions
Attention, article en deux temps.
1) Le scoop : cette année, le Futuroscope, j'ai ADORE !
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, si c'est mon humeur, ma décision de déconnecter des révisions pendant une journée, les élèves agréables et réceptifs, le temps plus clément que prévu, le peu de monde sur le parc, la compétence de notre guide, la qualité des attractions choisies...
Sûrement un peu de tout ça.
Faire 15 attractions dans une journée, c'est un record, une grande première.
J'ai tout aimé. Des films documentaires en 3D sur écran géant retraçant l'histoire de l'Aéropostale, du Nil ou des dinosaures, aux attractions dynamiques super dynamiques mais dans un contexte hyper-excitant, en passant par le voyage dans le Cosmos guidé par la voix profonde de Pierre Arditi, c'était fascinant, subjuguant, affolant, fracassant, ébouriffant.
J'ai hurlé dans la fantastique équipée d'Atlantis, et je suis sortie de la Vienne Dynamique (pour ceux qui ne connaissent pas : un gars est en retard à son mariage, il va essayer de limiter les dégâts en se rendant à l'Eglise à une vitesse folle, traversant un village dans une F1 survoltée. Le gars, l'espace de 15mn, c'est vous. Explosif !) complètement décoiffée, sans ma pince à cheveux qui s'était envolée je-ne-sais-où !
2) Aujourd'hui, je déclare solennellement que le film "Sex and the city" ne passera pas par moi. Je n'ai jamais, mais alors jamais, été fan de la série des Barbies déréglées hormonalement qui n'ont qu'un seul sujet de conversation : le CUL.
Alors croyez-moi, je ne vais pas jeter 10EUR pour aller voir ces décérébrées sur grand écran !!
En fait, la série que j'aimais bien, c'était "Ally Mc Beal".
Ally, elle est intelligente, un brin névrosée ok, mais quand même super attachante. Et vachement plus mignonne que la chevaline Sarah Jessica Parker au look improblable !
Les passages que je trouvais très sympas, c'était les fins de journée dans le bar où se réunissent Ally et ses potes avocats. Et où ils décompressent en chantant.

Hier soir, j'ai joué avec mes collègues à Ally et ses potes.
Dans un bar très sympa, on a bu des vodkas-citron et des demi-fraises, on a mangé des tapas et des sushis, et on a chanté. Et on a rigolé. Et on est rentrés tard, très gais.
Au moins, cette nuit, je n'ai pas cauchemardé sur mon futur jury d'oral, je plânais, et je comprenais mieux l'ami Baudelaire.
Bon week-end girls !
08:00 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
28.05.2008
Retour vers le futur
Demain, je serai là.
Là où on peut voir ce paysage effrayant de science-fiction, avec une énorme boule blanche qui se dresse dans le ciel, des architectures géométriques et des miroirs éblouissants.

Le Futuroscope, je ne suis pas fan. Le Futuroscope, ça me fait peur. Là-bas, j'ai l'impression d'être un terrien qui aurait débarqué par mégarde sur une autre planète.
Je ne suis jamais allée au Futuroscope de mon plein gré, pour m'amuser entre potes. A chaque fois, je dois y aller en accompagnateur de mes élèves.
Cette fois ne déroge pas à la règle. Alors que j'avais tenté de me faire oublier, on m'a expressément demandé d'être de la partie, en sautillant autour de moi et en hurlant dans mes oreilles pour bien me faire comprendre l'enthousiasme des troupes.
Donc j'y vais.
Donc ça me saoûle.
Donc j'ai réfléchi 3 plombes à une tenue confortable, et assez "sport". Bouh le vilain mot ! Au final, jean, tennis bensimon, petite blouse confortable, gilet marine et sac besace.
Enfin bon, je dis ça, mais je les aime bien mes élèves. Mes monstres. Mes pestes.
Pour preuve, hier après-midi, en sortant des cours, j'ai fait mon shopping avec eux. Si, si. Surréaliste je sais.
Trois pestouilles de 5ème hautes comme 3 pommes d'api, qui ont commencé par me suivre sans que je m'en aperçoive, puis qui m'ont sauté dessus à la caisse de chez H&M, pour finir par me harceler pendant deux heures, le temps que je fasse tous les magasins du centre-ville pour essayer de les semer !
En vain... soupir.... (Education d'aujourd'hui = gamines de 12 ans qui ont le droit de traîner après les cours avant de rentrer à la maison ! Re-surréaliste...)
Le plus drôle, ce fut chez Zara. Insupportables les pestouilles, elles se faisaient remarquer par les clients et les vigiles (qui riaient sous cape, je précise. Faut dire que les pestouilles, elles sont craquantes dans leur genre blondinettes et rouquines en robe à fleurs et ballerines de danseuse !) jusqu'à ce qu'une vendeuse me dise aimablement de surveiller mes filles.
Euh..... (30 ans - 12 ans = 18 ans. Ouais, c'est possible, elles pourraient être mes filles. Re-soupir...)

J'ai eu un geste désinvolte en précisant que je ne connaissais pas ces triplettes déchaînées. La vendeuse s'est excusée piteusement.
Puis, je passe à la caisse, et là, les pestouilles me fondent dessus en s'accoudant au comptoir, en jacassant comme des pies, en me parlant très familièrement (re-re-soupir...), en détaillant mes articles, ce qui m'a foutu la honte totale face à la vendeuse qui m'a adressé un regard réprobateur lourdement appuyé.
Je suis sortie dignement de chez Zara, les pestouilles collées à mes basques qui ont lancé un très charmant : "Au revoir Madaaaaaaaaaame !" à la vendeuse scandalisée.
Je crois que je ne m'étais plus fait remarquer dans les magasins depuis l'âge de... depuis leur âge en fait.
Pensez à moi demain...!
08:00 Publié dans Quand Mlle Elwind sort de son boudoir | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : futuroscope
27.05.2008
Alchimie
Définition : science ancestrale des mélanges, de la transformation, de la pureté.
J'ai reçu par l'intermédiaire de ma consultante-beauté préférée une crème nouvelle génération, d'une marque encore peu connue.

Alchimie Forever, marque suisse, associe la qualité cosmétologique au plaisir sensoriel de l'application. Par leurs promesses et leurs résultats, les produits de cette gamme m'ont tout de suite fait penser à ceux de Kenzoki.
Je vous préviens sans attendre : leur prix n'est pas moins élevé. 60EUR environ.
MAIS je suis davantage séduite par Alchimie, parce que moins d'esbroufe, pour autant de qualité.
Alchimie Forever n'est pas une marque bio, mais elle fait de l'exploitation des produits botaniques sa priorité. La gamme est spécialisée depuis 20 ans dans la recherche sur le vieillissement cutané et les antioxydants.
J'ai testé le Soin de nuit réparateur : myrtilles, jojoba, pépins de raison, vitamine E.
Ce soin de nuit nourrit et illumine le visage. Il potentialise les effets réparateurs que le sommeil exerce sur votre peau, la laissant douce et satinée au réveil. Riche en antioxydants issus de la myrtille et des pépins de raisin, ce soin adoucit la peau, atténue les rougeurs et efface les signes de stress et de fatigue. Il peut également s'appliquer à toute heure de la journée pour un instant de pur plaisir.
Je n'ai pas grand-chose à rajouter. Ma peau subissant en ce moment les conséquences de mon stress abominable, j'avais en fin de semaine un teint horrible, brouillé, terne à faire peur, révélant mes nuits d'insomnies passées le nez dans mes bouquins.
Ayant offert ce week-end à ma peau malmenée une cure de douceur et de confort avec la crème Alchimie, elle était au réveil rebondie, rosée, douce et lisse, hydratée et embellie.

Et comme en ce moment, j'ai absolument besoin de l'aide de la science cosmétologique pour me sentir belle ET zen, je dis un grand merci à Pauline et à Alchimie !
Vous trouverez les produits sur le site suisse, mais aussi en exclusivité chez Séphora, qui n'a pas la totalité de la gamme.
08:00 Publié dans La minute glamour du boudoir, Quand Mlle Elwind teste, approuve ou désapprouve | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : alchimie forever, crème, beauté, cosmétiques, antioxydants
21.05.2008
Kyôto me protège
A des milliers de kms d'ici, un adorable ange-gardien a réalisé ça pour moi :
Dans un temple japonais, au milieu de pleins d'autres voeux, il y a deux petites souris qui veillent sur moi.
Alors moi, je leur demande de bien veiller aussi sur cette petite Française-Japonaise au si grand coeur !
18:01 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
18.05.2008
Un livre, un film

Londres : 1920.
Kitty est une jolie jeune fille de la bonne société anglaise d'après-guerre. Elle évolue avec nonchalance et coquetterie au milieu de ses nombreux soupirants.
Sa soeur est plus jeune, mais déjà sur le point de se marier. Kitty n'éprouve pas l'envie de s'enchaîner.
Elle ne se préoccuperait pas d'être encore célibataire à 25 ans, si sa mère, véritable dragon pour ses filles et son mari, n'avait un jour lâché, en public, la phrase fatidique : "Combien de temps crois-tu que ton père et moi allons t'entretenir ?"
Kitty se penche alors sérieusement sur la problématique question. Elle n'a jamais été amoureuse et personne ne l'attire autour d'elle.
En outre, si les hommes la courtisent, aucun ne se déclare pour demander sa main : son imposante et exigeante mère est sans doute pour quelque chose dans la réticence des prétendants.
Puis, un soir, Kitty danse avec un inconnu, et ce moment qui aurait dû être banal éveille l'intérêt de sa mère. A défaut de celui de la fille.
L'homme en question est bactériologiste et vit à Shangaï où il dirige un laboratoire de recherches. En somme, aux yeux du gratin de la société anglaise, il n'est qu'un petit médecin sans fortune. Les savants sont guère distrayants.
Son seul intérêt réside dans le fait qu'il est charmé par Kitty, et surtout, qu'il lui demande de l'épouser.
Kitty songe qu'elle ne restera pas vieille fille alors que sa jeune soeur se marie, et surtout, surtout, qu'elle pourra par ce mariage échapper à l'autorité parentale excessive.
Elle accepte, sans être attirée le moins du monde par Walter, son mari tout neuf. La nuit de noces n'est qu'une formalité, Kitty découvre de plus en plus la personnalité de son mari, aux antipodes de la sienne.
Walter est sérieux, absorbé par ses recherches, peu loquace, mal à l'aise en société. Kitty est vivante, extravagante, séductrice, irréfléchie.
Mais elle devine que son mari est éperdument amoureux d'elle et qu'il serait prêt à satisfaire le moindre de ses désirs si elle l'exigeait. Cette tranquille soumission, au lieu de l'attendrir, lui répugne.
Kitty et Walter partent pour la Chine. La Chine qui vit sous la domination européenne. Kitty est reçue en lady, est invitée par tout le clan colonial, se divertit, tourne les têtes, tandis que Walter ferme les yeux sur le comportement de sa femme et s'enferme de plus en plus souvent dans son laboratoire.
Il faut peu de temps à Kitty pour tomber dans les bras d'un politicien, bellâtre et marié de surcroît.
Kitty s'enflamme, ne vit plus que pour cette relation qui rend sa vie si excitante, le reçoit chez elle en l'absence de son mari, rit de son imprudence. Elle aime passionnément, enfin. Et puis, elle en est sûre, Walter, même s'il se doute de quelque chose, ne dira rien. Il l'aime tant, et exprime si rarement ce qu'il ressent.
Kitty méprise son mari.
Le jour où Walter lui fait comprendre qu'il sait tout, une légère panique s'empare d'elle à la perspective d'un scandale. On ne se sépare pas dans la bonne société anglaise.
Jusqu'au bout, elle se persuade que son mari est bien trop lâche et inactif pour se venger. D'ailleurs, l'éventualité d'un divorce ne l'effraie pas outre-mesure : il la rendrait libre et son amant pourrait l'épouser à son tour.
Mais, au lieu des menaces attendues, Walter propose calmement à sa femme un marché : partir avec lui dans une province touchée par une dangereuse épidémie de choléra, ou divorcer en ternissant la réputation de l'épouse infidèle. Clément, il ajoute qu'il acceptera de prendre tous les torts à sa charge uniquement s'il a l'assurance écrite que son amant l'épousera.
Kitty est ébranlée par le marché. Pire, elle se sent piégée.
Elle refuse de toutes ses forces de braver la mort dans cet endroit maudit, se braque, supplie, implore. Et découvre pour la première fois en deux ans de mariage le caractère inflexible de son mari. A partir de cet instant, Kitty ne méprise plus l'homme qu'elle a épousé, elle en a peur, persuadée que Walter prépare sa mort en la traînant au coeur de l'infection.
Avec un dernier espoir, elle court vers son amant lui faire part du marché. A son immense désillusion, celui-ci se rétracte, tergiverse, avoue enfin qu'il lui est impossible de divorcer lui-même.
Kitty tourne alors une page de sa vie. Au plus profond du désespoir, elle suit Walter dans la province malade comme une condamnée marchant vers l'échafaud.
A Mei-tan-Fu , la vie n'est pas la même qu'à Shangaï. On ne joue pas au golf, on ne s'invite pas entre gens de la Haute, on ne minaude pas.
Il n'y a d'ailleurs presque plus de vie. La population entière est terrifiée à l'idée de la mort qui prend, chaque jour, un ou plusieurs habitants.
Kitty se réfugie dans la solitude, s'enferme chez elle, ne dépasse pas la barrière de sécurité qui isole son bungalow du village. Le seul être humain qui la distrait un peu est un voisin, un Européen qui vit avec une jeune fille Mandchoue. L'homme prend la jeune femme en pitié, percevant la tension qui règne dans son ménage.
De son côté, Walter découvre que l'eau est la source de l'infection. Il interdit sa consommation et se met ainsi la population à dos. Un temps seulement. Très vite, Walter inspire confiance, est apprécié, reconnu, remercié pour ses efforts. Seule Kitty persiste dans sa froideur, augmentant par son comportement celle de son mari. Plus aucun dialogue n'existe au sein du couple.
Puis, un jour, Kitty est lasse de passer ses journées et ses nuits à rêver de son amant. Il l'a abandonnée, il s'est montré aussi lâche et méprisable qu'elle croyait son mari capable de l'être. Elle sort de chez elle, commence à s'intéresser au problème qui paralyse le village entier. En compagnie de son voisin, elle décide de rendre visite aux religieuses du couvent qui accueillent les orphelines et soignent les malades du choléra. Là, Kitty découvre un monde à l'opposé de celui dans lequel elle a grandi.
Il ne sert à rien, ici, de s'interroger sur sa toilette, d'arranger son chapeau, de potiner. Il y a plus urgent.
Il faut aider, se salir les mains, donner de son temps pour augmenter celui des mourants, éduquer les petites filles sans parents...
Dans le lieu saint, au milieu des religieuses qui sont la bonté même, Kitty entend parler d'un homme extraordinaire, qui dispense réconfort et générosité sans compter. Elle réalise, incrédule, que tous vénérent son époux.
Sous l'impulsion des nonnes et des orphelines qui s'attachent à elle, Kitty se transforme, oubliant bientôt la jeune femme froide et hautaine qu'elle était en arrivant dans la province chinoise. Oubliant son amant, sa vie d'avant, son égoïsme, son orgueil.
Elle devient bientôt aussi utile que son mari et s'en trouve heureuse. Seule une chose la contrarie désormais : Walter s'intéresse bien plus aux malades qu'à sa propre femme. Il semble l'avoir chassée de sa vie et lui oppose, chaque jour, une indifférence glaciale. Kitty ne s'en accommode plus, elle en souffre.
Alors, puisant dans ses vieilles armes de séduction, elle fait tout pour effacer la femme infidèle que Walter a punie. Elle sait qu'elle a découvert au sein de l'enfer un homme qu'elle ne connaissait pas, et qu'elle ne veut pas perdre.
Mais la glace ne se brise pas. Walter tient bon et son indifférence est bientôt vécue par sa femme comme la pire des punitions.
Puis, un jour, tout bascule. Un mouvement de révolte s'empare de la jeunesse chinoise des alentours. En traversant la ville sur son siège surélevé par des porteurs, Kitty devient la cible des manifestants. Elle est trop belle, trop blanche, trop Européenne. Prise en chasse, elle ne doit son salut qu'à son mari qui lui vient en aide.
La peur les jette dans les bras l'un de l'autre. Walter rend les armes, Kitty devient l'épouse aimante et passionnée qu'elle n'a encore jamais été.
Alors que le bonheur est à portée de leur main, Kitty apprend qu'elle est enceinte et doute que son mari soit le père de l'enfant à venir.
Tandis que Walter, surpris par une nouvelle vague de choléra, côtoie imprudemment l'infection...

The Painted veil ou Voile des Illusions est aussi un roman. Ecrit par Somerset Maugham, il s'intitule en français La Passe dangereuse.
J'ai lu ce roman très jeune, trop peut-être. J'en ai gardé une impression de dégoût profond, mêlé à la fascination de l'Asie, qui m'a toujours interpellée.
Puis, des années après, j'ai vu Le Voile des Illusions, joué par la délicieuse Naomi Watts et l'énigmatique Edward Norton.
Ils donnent à leur personnage une dimension plus profonde, un rayonnement poignant. Le film prend alors de légères distances par rapport à l'oeuvre littéraire et cette liberté, bien que subtile et limitée, m'a suffit à redécouvrir l'histoire et à l'apprécier davantage.
Il est très rare qu'une adaptation cinématographique me séduise plus que l'oeuvre originale, c'est pourquoi j'ai voulu le mentionner à propos de ce film, et de ce roman.
Somerset Maugham a vécu plusieurs vies, fait le tour du monde, pratiqué cent métiers.
En littérature, il est l'héritier de Jane Austen et de Virginia Woolf, observateur aigu et parfois cruel des complexités et des servitudes de la nature humaine.
10:00 Publié dans L'esprit du boudoir | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
16.05.2008
Petits bonheurs
Aujourd'hui j'aime :
-Mes nouvelles spartiates Mellow Yellow en couir qui seront mes chaussures de cet été. Elles sont tellement originales qu'elles m'ont conquises. J'espère ne pas les voir à tous les pieds. Je les fantasme déjà avec une simple robe blanche, ou un pantalon large en lin blanc, sillonant les rues de Rome sans avoir mal aux pieds...
-Avoir papoté hier soir avec l'une des mes meilleures amies. On ne se voit pas souvent, mais on a fait les 400 coups ensemble, on est allées au bout du monde ensemble. Traduction dans notre private joke : Saint-Jacques de Compostelle en Galice, à la pointe du Nord-Ouest de l'Espagne. Je vous assure que là-bas, face à l'Océan au bout duquel il y a l'Amérique Latine, vous vous sentez vraiment au bout de monde.

-Devoir préparer pour demain soir l'anniversaire d'une amie anglaise et collègue de boulot, une fille merveilleuse qui fête ses 40 ans, maman d'une petite nana formidable qui est mon élève depuis 4 ans et que j'aime comme ma petite soeur, qui a eu son lot de malheur dans sa vie mais qui reste invariablement une femme droite, généreuse, intègre, aimant son métier de prof et s'occupant de ses enfants à la perfection. Louise, my dear pretty friend, I love you so much, God saves you !

-Réfléchir avec bonheur et sans prise de tête à la tenue que je porterai pour la fête d'anniversaire d'une jeune fille adorable, amie de fraîche date mais que j'apprécie énormément, que je ne cite pas ici mais qui se reconnaîtra. Et être presque sûre de cette tenue, tout en l'ayant concoctée d'un coup de baguette magique ! Comme c'est la 1ère fois que ça m'arrive, ça mérite d'être signalé !!

-Observer mon nouvel ami tous les matins qui remplace de façon plus poétique mon réveil assourdissant.
-Aller admirer ma petite filleule dimanche qui a sa 1ère compétition nationale de GRS. Super fière d'elle !

-Echanger n'importe quand des mails avec une coupine géniale, qui a un coeur gros comme ça. Et aussi avec une autre, qui n'a pas de blog mais qui se reconnaîtra sûrement et à qui je pense très fort aujourd'hui parce qu'elle ne va pas faire des choses très agréables durant sa journée. Les filles, vous êtes des perles, chacune à votre manière. Ne changez rien.
-Etre admissible au Capes. Mais je ne sais pas si c'est vraiment un bonheur du jour. En fait, la 1ère fois que j'ai été admissible, il y a 3 ans, j'ai hurlé de joie. Pauvre idiote, je croyais que c'était gagné, que l'oral n'était qu'une formalité. Hier soir, quand j'ai vu mon nom sur la liste, j'ai pleuré. Mais pas de joie. Je sais que cette année, j'ai une pression d'enfer. Il me faut ce putain de concours de merde. (Oui je sais je suis grossière, mais ce concours ne mérite pas mieux !) Et j'ai un mois pour le décrocher. Je vais souffrir, croyez-moi. (et s'il vous plaît, ne vous focalisez pas sur ce dernier point quand vous me laisserez vos com ! Le reste plus haut est tout aussi important !)
08:30 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
15.05.2008
Christophe et moi
Non, je n'ai jamais eu de petit ami s'appelant Christophe.
Christophe, c'est le coiffeur-coloriste génial des stars. Christophe Robin pour celles qui ne seraient pas dans ses intimes.
On ne peut pas lire une interview beauté d'une star sans qu'elle parle de ses cheveux, et donc sans qu'elle parle de Christophe le génialissime qui embellit la chevelure. Je l'ai vu cité partout : Catherine Deneuve, Vanessa Paradis, Isabelle Carré, Karen Mulder, Kristin Scott-Thomas, Isabelle Adjani... Bon vous avez compris, quoi.

"Connu comme le loup blanc par les plus belles femmes du monde, ce coloriste est un génial metteur en scène de la personnalité." dixit Le Figaro Madame.
Forcément, je ne pouvais pas passer à côté. Surtout après avoir découvert les avis élogieux de cette demoiselle, et de celle-ci.
L'une ne jure que par La Crème au citron, l'autre par l'Huile à la lavande, les 2 produits phare du coloriste.
Ayant un bon de réduction Séphora, je me suis donc mise en quête de ses produits. 30EUR l'un environ.
J'en aurais choisi un seul si je n'avais pas avisé le Kit Week-end, qui contient tous les produits Christophe Robin, pour 54EUR. En dose réduite de moitié, ce qui vous fait pour deux applications environ si vous avez les cheveux longs comme moi, mais davantage s'ils sont plus courts.

Donc intéressant niveau prix, pour tester des produits qu'on ne connaît pas.
Ce week-end, je me suis attelée à la tâche, en faisant la totale.
La veille, application de l'Huile à la lavande, qu'il faut laisser poser toute la nuit pour un résultat optimal. L'huile est grasse mais semble faire du bien aux cheveux dès l'application, sur les longueurs et les pointes.

Mes cheveux se transforment en une immonde masse graisseuse, comme si je ne les avais plus lavés depuis la guerre. A éviter donc si vous avez un homme dans votre lit tous les soirs !
Pour la nuit, je les attache en chignon confortable et enveloppe mon oreiller d'une housse supplémentaire.
Le lendemain, mes cheveux sont toujours aussi gras. Sans les rincer ni les laver, j'applique selon les conseils du maître sa Crème lavante au citron, qui paraît-il élimine toutes les saletés du cheveu en ouvrant les écailles et donc redonne une jeunesse à la couleur s'ils sont colorés. Les miens le sont, mais avec une colo bio 100% naturelle.
Je laisse poser la Crème au citron, dite "la Rolls des shampoings" une demi-heure.

Puis, je rince tout ça, en émulsionnant un peu parce que la crème est lavante. Et là, je sens dans mes mains un rideau de soie, si fluide qu'il glisse de mes doigts. Jamais mes cheveux n'ont été si soyeux.
Mais je soupçonne l'Huile à la lavande d'être seule la cause de cet effet magique. La Crème au citron agit sur la couleur.
3ème étape : l'application du Shampooing aux germes de blé. Son effet est crissant, prévient le maître, et un peu acide donc agressif, mais il redonne une brillance et une luminosité aux cheveux incomparables.

Effectivement il est crissant. Je le fais suivre du Masque aux germes de blé, qui apaise le cheveu et le nourrit intensément. Je laisse poser le masque une demi-heure aussi.

Au final, mes cheveux, une fois secs et lissés, sont très doux, et ont gagné un peu de peps sur leur couleur, c'est vrai. Ce qui me bluffe également, c'est que je n'ai plus aucune pointe fourchue !
J'applique enfin sur les pointes réparées une noisette de la crème de jour "Hydratant Santal", qui sent très bon et qui peut également faciliter le brushing en l'appliquant avant.

En conclusion, je dirais quand même Attention : l'effet n'est en aucun cas aussi extraordinaire que je m'y attendais !!
Je pense donc continuer à utiliser l'Huile à la lavande pour son pouvoir nourrissant, en cure une fois par mois. Ce produit m'a davantage bluffé que la Crème de nuit John Frieda. Mais je ne pense pas acheter les autres produits en dose supérieure, une fois que j'aurai fini mes petites doses.
11:04 Publié dans Dans la salle de bain de Mlle Elwind | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
14.05.2008
C'est pas ma fête, et alors ?
Dans bientôt, c'est la fête des Mères.
Chez moi, c'est toujours la fête de la poisse. Traduction : ma mère est difficile.
A force, on a bien compris que les appareils ménagers tombaient très mal comme cadeau le jour de la fête des Mères.
Donc on s'est rabattus sur parfums, cosmétiques, fringues, bijoux.
Rien ne va jamais. Soupir...
Hier, j'ai reçu ma jolie trousse de sac Petite Mendigote, où il est écrit dessus "Demain est un autre jour". Elle sera parfaite pour contenir élégamment tout mon kit de survie quotidien, le kit retouches, tout ce que je n'utilise jamais dans la journée en fait, mais qui me rassure.
Et puis, avec ma trousse, un bon de réduction de 10EUR sur 50EUR d'achats, et de 20EUR sur 100EUR d'achats. Pour la fête des Mères. (Code : CAMELIE ou HYELINE)
Bah moi, je vous le dis, ça va être vite fait. Ce bon, ça va être pour bibi !
Une fois plongée dans cette caverne d'Ali Baba, impossible de ne pas être tentée, impossible de ne pas m'extasier sur des articles tout plus beaux les uns que les autres.
Surtout les robes, ah les robes !
Voici ma sélection chouchou, de modèles qui me semblent atemporels. Là, je me rends compte que la réduc, elle est un peu juste !













11:21 Publié dans La garde-robe du boudoir | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
13.05.2008
Un article pour rien
Aujourd'hui, je ne sais pas quoi écrire. Bah oui, y'a des jours comme ça.
Je reprends le boulot après un arrêt de presque une semaine, grâce à ce jeudi férié. J'ai l'impression d'avoir déconnectée depuis plus longtemps, grâce notamment à mon délicieux séjour parisien.

Ce matin, j'ai été réveillée très tôt. Mon adorable voisin avait décidé de tondre sa pelouse dès 6h du matin.
Et comme j'avais laissé ma fenêtre ouverte cette nuit, les oiseaux se sont donnés le mot pour me gratifier d'un concert privé vers la même heure.
Donc, j'ai cédé, je me suis levée, mais bien décidée à profiter de cette pleine matinée. Je n'ai pas cours le matin, sauf le vendredi.
Et avoir ses matinées de libre, c'est vraiment le bonheur.
Je me suis donc préparée un thé du Hammam et je me suis mise devant mon écran pour lire vos nouveautés. En pensant que moi, je n'avais rien à dire ce matin.
Mais j'ai quand même eu envie de poster. Je ne sais pas pourquoi, pour faire courir mes doigts sur le clavier, pour vous "parler" de tout et de rien.
Hier, j'ai reçu un mail de la directrice de la revue littéraire à laquelle je collabore. Un mail de rappel pas vraiment sympathique me disant que mon article devrait déjà être sur son bureau.
Le hic, c'est que j'ai complètement oublié de faire cet article. Pas sérieux hein ?!
C'est un article portant sur l'activité épistolaire dans les milieux carcéraux d'aujourd'hui.
Une grande association qui s'appelle "Le Courrier de Bovet" et qui date des années 50 permet à n'importe quel prisonnier d'avoir un correspondant avec lequel s'entretenir par lettre.
Comme ma spécialité porte sur l'écriture épistolaire dans les prisons de la Terreur en 1794, j'ai été toute désignée pour écrire cet article après avoir mené une petite "enquête" en milieu carcéral, et en interrogeant des membres de cette association.
Très enrichissant. Mais très perturbant aussi. Je m'explique.
Mes prisonniers de la Terreur étaient les victimes d'un gouvernement terroriste. C'étaient des innocents qui étaient arrêtés pour un mot de travers contre Robespierre ou la République, ou pour être soupçonnés de connivence royaliste.
Les prisonniers d'aujourd'hui sont responsables d'escroquerie, de vols, de meurtres etc... Or, je trouve perturbant d'en parler comme des "victimes" de la prison, qui ont besoin de tout le confort nécessaire pour continuer à vivre. On leur permet de continuer leurs études, de passer des diplômes, de se tenir au courant de toute l'actualité cinématographique etc...
Le célèbre détenu Roger Knobelspiess a dit : "Emprisonner une personne, c'est tout lui retirer". Bien sûr, je suis d'accord en théorie.
Mais enlever un enfant, le violer ou le tuer, n'est-ce pas tout retirer à ses parents ?
Je n'ai pas encore écrit cet article, peut-être parce qu'inconsciemment, j'avais vraiment besoin de temps pour réfléchir aux termes que je vais employer et à la façon dont je vais me positionner.
Je vous souhaite à toutes une excellente journée, en espérant que vous bénéficiez d'autant de soleil que moi !
10:08 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
12.05.2008
Un dimanche au bord de l'eau
Pour me remettre de mon séjour parisien, il me fallait bien un dimanche exceptionnel.
A chaque fois que je reviens de Paris, j'ai besoin d'un décrassage en règle, j'ai l'impression d'avoir ma peau complètement asphyxiée. Pourtant j'adore Paris, et j'adorerais y revivre en ayant un boulot stable.
Mais ce doit être psychologique, cette impression de pollution sur ma peau. J'ai la même à Lyon, et j'adore Lyon tout autant que Paris.
J'ai donc consacré la matinée du dimanche à me refaire une peau neuve.

1ère étape : un grand jus de citron maison noyé d'eau glacée dès le réveil. Un délice. Déjà je me sens revitaminée !
2ème étape : un bain. Un bon bain avec plein d'eau, mais tiède parce qu'il fait déjà chaud, à 9h du matin. En ce moment, c'est la canicule. Je parie que le mois prochain, ce sera l'Alaska. Un bain donc, mais pas avec n'importe quel bain moussant. Avec le bain aux herbes aromatiques de Clarins, mon chouchou.
3ème étape : me relaxer donc dans ma baignoire telle Cléôpatre sans son lait d'anesse, mais avec une tasse de "thé du Hammam", un délicieux thé du Palais des Thés of course, avec pulpe de datte verte, fleur d'oranger et rose. Un pur moment de détente en écoutant "Gaelic Storm", un groupe de musique folk-celtique que j'adore.
4ème étape : me faire une exfoliation complète avec mon exfoliant préféré : le gommage aux grains de sucre parfumé à la fleur de cerisier de la gamme "Secret du Japon Lafayette Beauté".
5ème étape : sortir du bain et m'hydrater en douceur avec ma divine crème fouettée Séphora.
6ème étape : rectifier mon vernis rose sur mes ongles de pieds, après les avoir eux aussi gommés et hydratés intensément, parce qu'ils ont souffert sur le sol de la capitale, même en ballerines !
7ème étape : nettoyer mon visage à "l'Eau purifiante aux 3 roses" de Nuxe, lui donner un pchitttt d'éclat avec "l'Eau de beauté lissante" et le rendre lumineux avec la "Crème Etincelante" de Nuxe toujours !
8ème étape : me maquiller tout en légèreté avec un voile de poudre rosée, un peu d'anti-cernes Benefit, du fard à paupières lilas et une touche de mascara, seulement sur les cils supérieurs, ce que je fais rarement. Et m'envelopper d'un sillage rafraîchissant d'un "Jardin en Méditerranée" d'Hermès.
9ème étape : m'habiller dans une tenue décontractée mais féminine toujours, avec une jupe en lin noire H&M, un top cache-coeur noir et blanc fleuri Kookaï, des spartiates de gladiateuse et mon petit sac en toile rose très vieux, mais que j'aime toujours ! Assorti à mes boucles d'oreilles Pilgrim.
10ème étape : je sors passer l'après-midi dehors, pour profiter pleinement de ce dimanche ensoleillé.
Avec qui ? l'adorable petite Scheharazade, qui a quitté Paris pour sa province natale le temps d'un week-end, jolie comme un coeur dans une tenue champêtre composée d'un long jupon noir avec de la dentelle et d'un corsage rose.
Nous voilà donc à buller sur le pont du beau bateau de notre ville, en papotant de tout et de rien, entre autres du goûter de blogueuses de jeudi, de films et de dessins animés, de livres, de mode, de boutiques, et sirotant un Perrier pour elle, un jus de fruit à la fraise et à la noix de coco pour moi.
Nous n'avons pas mis de crème solaire et laissons imprudemment notre peau délicate rôtir sous les éclats du soleil. Conséquence : je me paye aujourd'hui un magnifique coup de soleil sur les bras ! J'espère qu'il n'en est pas de même pour petite Scheharazade !)
Autour de nous, l'eau de la belle Loire, un avant-goût de vacances !
Après une petite ballade dans les rues pavées du vieux centre de la ville délivrée par Jeanne la Pucelle, nous nous quittons en nous promettant de nous revoir très vite.
Quand les rencontres de blogueuses donnent lieu à une si jolie amitié, j'approuve et j'en redemande !
09:56 Publié dans Quand Mlle Elwind sort de son boudoir | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
