25.04.2008

De la tenue, de l'oeuf en chocolat et de la pasta

Mon titre vous fait réfléchir hein ? C'est le but. J'ai décidé de battre mon record de titres les plus obscurs. Peut-être que le dictateur d'Hautetfort arrêtera de m'en demander un à chaque fois que je poste.

Hier soir, mon moral est remonté grâce à une adorable petite Marmotte qui m'a envoyé ça :

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Rempli de chocolats. Moi je dis, la blogo c'est pas Dallas du tout. Enfin quand on sait choisir ses copines. Et quand c'est fait, ça devient le pays des Bisounours. Marmottine, tu es un amour, je te rendrai la pareille bientôt.

Puis, hier soir, pour achever de retrouver le moral, je me suis cuisinée un petit plat de jolies pâtes colorées qui ressemblent à des coquillages. J'ai fait ma sauce maison avec des tomates fraîches, de l'huile d'olive, de l'ail, du basilic et des lardons. Le tout dans la poële pour que ça fonde et que ça grille et hop, du parmesan sur tout ça et ça donne une pasta aussi délicieuse qu'au resto !

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Enfin, hier, j'étais habillée comme ça, et comme apparemment, ça a plu, je vous montre.

Dans cette tenue, je me suis sentie très féminine, mais sans le too much qui rend souvent mal à l'aise et qui nous donne envie de rentrer direct chez soi se changer. Remarquez, je suis rarement too much. A 20 ans, j'ai eu ma dose. Entre jupes longues woodstock à la fac et robe en stretch mi-cuisse en boîte, je ne sais pas ce qui était le mieux. C'est en faisant des erreurs qu'on apprend, me direz-vous. Cette époque est révolue.

J'aime cette tenue parce qu'elle est une bonne combinaison entre la touche romantique j'aime et le côté sexy de la jupe droite que je n'ose pas souvent.

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Blouse en soie La Redoute
Jupe droite H&M
Gilet H&M
Sautoir en quartz rose Pilgrim
BO papillon Claire's

13.02.2008

Ma drogue

Parlons un peu sucreries, gourmandises, douceurs. 

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Certaines le savent, je suis gourmande. J'aime manger, et depuis toujours je n'ai jamais eu aucun problème dans mon rapport avec la nourriture. Mon palais gustatif fut éduqué très tôt, par Monsieur mon père qui, au lieu de mener ses enfants au MacDo le dimanche comme beaucoup de parents le font aujourd'hui, nous faisaient découvrir à mon frère et à moi, un dimanche par mois, un grand restaurant. Un vrai grand. J'en garde un amour éternel pour les plats bien cuisinés, raffinés et pour la cuisine du terroir. 

Je mange par plaisir, non parce qu'il faut se nourrir pour vivre. L'heure du repas est toujours pour moi un bonheur. Rien ne me rebute dans la nourriture, ni les abats, ni la cervelle, ni la langue. J'aime tout, poissons, crustacés, coquillages, viandes, volailles, gibier, vins rouges, blancs, rosés... Je mange de tout et j'apprécie tout, du moment que c'est savoureux. Avec un tout petit bémol pour les desserts trop riches, je me reconnais plus gourmande de plats salés que sucrés. 

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En dehors des repas, je n'ai pas l'habitude de grignoter et je mange rarement des bonbons. C'est sans doute la raison pour laquelle, malgré que je mange de tout et que je ne me prive de rien, je n'ai pas de problème de poids. (mon métabolisme héréditaire joue peut-être aussi...)

Mais j'ai une drogue. Mon addiction a commencé il y a plus d'un an, lors d'une virée courses chez Carrefour. Au rayon sucré, je découvre les gauffres Lotus, extra-plates, en nid d'abeilles, fourrées à la vanille. Il y a 5 sachets de 10 gauffres. Pour un peu plus d'un euro. Super économique. A ce prix-là, j'espère qu'il n'y a pas trop de cochonneries dedans, mais bon, je prends quand même.

A la maison, à l'heure du goûter, devant la télé, je goûte. J'adore. La gauffre a le goût d'une crêpe, le fourrage est ultra-fondant. Je suis fan. J'en rachète.

Aujourd'hui, j'en achète trois paquets par semaine. Et je ne les grignote plus seulement à l'heure du goûter. Mais le matin, quand je bosse pas et que je reste au lit pour bouquiner, le soir, quand je dors pas et que je bouquine dans mon lit... J'en ai toujours dans mon casier de prof, bref, je ne peux plus m'en passer. Je sais pas pourquoi, mais elles me procurent un bizarre sentiment de réconfort, de douceur, de sécurité.

J'ai l'impression d'être la seule à dévaliser le rayon de Carrefour, il n'est jamais vide quand je refais le plein, jamais en rupture de stock comme d'autres gourmandises peut-être plus en vogue.

Et hier, quand je suis allée me réapprovisionner, il y avait même une réduc sur le paquet ! C'est sûr, c'était pour moi. Toute contente j'étais !

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06.02.2008

Mardi-Gras

Hier, c'était Mardi-Gras. Le jour où l'on mange de délicieux beignets et où l'on peut se costumer.

Au collège, la journée a donc été placée sous le signe de la bonne humeur et de la gourmandise. Les professeurs pas rabats-joie (c'est-à-dire 5 en me comptant dans le lot !) ont accepté de se déguiser comme les enfants.

Les costumes ont donné lieu à de nombreux fous rires et à de jolis moments de complicité entre adultes et élèves. Une prof d'arts plastiques en marmitton du 18ème siècle, un prof d'histoire-géo en clown et un prof de techno en babar, une prof de SVT en sorcière et une prof de français (moi donc) en dame du Moyen-Age.

Je me serais bien habillée en marquise des Lumières, mais le seul costume que je possède de cette époque est une taille 8 ans, je le portais à l'école primaire et il avait été confectionné par ma mamie aux doigts de fée.

J'ai donc opté pour ma seconde passion : l'époque du Moyen Age et de la Renaissance. Tous ceux qui me connaissent savent combien mes trois premières années d'université furent marquées par la littérature et l'histoire médiévales. En grande partie grâce à un professeur très spécial que je n'oublierai jamais...

De ce temps béni, j'ai gardé un amour fou pour la tapisserie de la Dame à la Licorne, je suis capable de rester des heures dans la salle du sous-sol du musée de Cluny, à deux pas de la Sorbonne, là où les murs sont recouverts des cinq tentures représentant les cinq sens, et de la sixième, l'intruse, celle qui n'a pas révélé tous ses secrets, ma préférée : "A mon seul désir".

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Et pour les magnifiques enluminures des Très Riches Heures du duc de Berry, qui symbolisent les douze mois de l'année et que j'ai collectionnées en douze petits tableaux.

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Le costume choisi fut donc beaucoup plus facile à réaliser qu'une robe "à la polonaise" 18ème garnie de cerceaux !

J'ai fait avec les moyens du bord : une très longue jupe ample en velours bordeaux, un corsage beige aux manches longues bouffantes bordé de galon (déniché dans une boutique médiévale d'ailleurs. Je savais bien qu'il me servirait un jour !), un gilet en fourrure sans manches et une coiffure inspirée de La Chambre des Dames : le front ceint d'un galon doré auquel est rattaché un voile qui couvre tout le tour de la tête sauf le visage. Et c'est moi-même qui me le suis confectionné avec mes blanches mains ! 

Le matin, j'avais fait des pets-de-nonne sur lesquels, l'après-midi, mes élèves se sont jetés ! Les cours de français et de latin se sont donc déroulés dans la bonne humeur, la bouche pleine et le palais ravi.

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Qu'est-ce que c'est bon ces petites choses ! Si vous voulez en faire aussi, vous trouverez plein de recettes sur le net, je ne vous écris pas la mienne, ça ferait vraiment cliché !

Cette agréable journée m'a permis de vivre un semblant de carnaval, à la place de celui auquel je rêve d'assister depuis toujours : le carnaval de Venise, qui se déroule en ce moment même.

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Depuis que je suis toute petite, je suis fascinée par les masques vénitiens si plein de mystère. J'ai l'impression que durant ces quelques jours de festivités, une machine à remonter le temps propulse ceux qui se prêtent au jeu dans l'époque du Quattrocento flamboyant, là où l'esthétisme avait tant d'importance, où les courtisanes étaient les reines de la haute société, où les doges assuraient leur puissance au sein de leur palais mythique...

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La seule vision des costumes et des masques blancs derrière lesquels se cachent des inconnus suffit à me faire rêver au baroque de l'Italie Renaissance. Cette année, le parcours du carnaval se fera sur le thème initiatique des cinq sens, et celui des costumes se rattache justement aux fastes des Médicis. J'enrage doublement de ne pas y particper...

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Edit pour une Princesse... : Recette des pets-de-nonne

Ingrédients : 4 oeufs, 150g de farine, 80g de beurre, 150g de sucre en poudre, 1 pincée de sel, un bain de friture.

1) Dans une casserole verser 1/4 de litre d'eau, 80 g de beurre, 1 cuillerée à soupe de sucre en poudre et la pincée de sel. Faire bouillir.

2) Dès que le liquide est en ébullition, oter la casserole du feu et verser d'un coup la farine. Bien mélanger avec une spatule en bois jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène qui se met en boule.

3) Incorporer à cette pâte les oeufs un par un en tournant énergiquement entre chaque oeuf.

4) Lorsque le bain est bouillant mais sans que l'huile fume, faire glisser à l'aide de deux cuillères à cafè des noix de pâte dans l'huile.

5) Laisser cuire chaque pet-de-nonne 5 à 6 minutes, en les retournant si besoin à mi cuisson, mais en principe, ils se retournent seuls en cuisant.

6) Sortir les pets-de-nonne avec une écumoire et les laisser s'égoutter avec du papier absorbant.

7) Servir chaud, soupoudrés de sucre.

En fait, ce sont de petits beignets. Si vous voulez qu'ils soient moins caloriques, faites-les cuire au four au lieu de les jeter dans l'huile. C'est très bon aussi !!

2ème edit, spécial pour Elodie ! L'origine des pets-de-nonne :

L'origine de la pâte à choux qui sert à confectionner les pets-de-nonne remonte au 16ème siècle, en Italie. En France, il paraîtrait qu'un jour, à l'abbaye de Marmoutier, alors que les religieuses étaient en train de cuisiner un festin, l'une d'entre elles s'oublia et lâcha un pet. Les autres se moquèrent et laissèrent tomber un bout de pâte à choux dans de l'huile bouillante. Le beignet ainsi obtenu reçut l'appellation de pet-de-nonne.

03.02.2008

Dimanche gourmand

Hier, c'était le jour de la Chandeleur. Autrefois, on disait Chandeleuse. Du mot chandelle.

Dans l'Antiquité, la Festa candelarum, ou fête des chandelles, était donnée en l'honneur du dieu Pan, le petit dieu farceur qui effrayait les hommes et les animaux avec sa musique envoûtante engendrant la "panique".

Puis, un pape décida de christianniser cette fête : elle devint, 40 jours après Noël, la célébration de la présentation du petit Jésus au Temple. Lors de cette journée, des processions aux chandelles étaient organisées. Chaque croyant devait ramener chez lui un cierge béni qui avait le pouvoir de le protéger toute l'année.

En 1372, cette fête fut associée à la purification de la Vierge.

La tradition des crêpes associée à cette célébration est très ancienne. Une vieille superstition disait que faire des crêpes ce jour-là évitait au blé d'être carié pour l'année.

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Lors de cette confection, les paysans respectaient une coutume : ils faisaient sauter la 1ère crêpe avec la main droite tout en tenant une pièce d'or dans la main gauche, un gage de prospérité.

Les crêpes sont mon dessert préféré. Si j'oubliais mes principes de princesse bien élevée, je pourrais engloutir le plat avec autant de classe qu'Obélix face à un sanglier juteux.

Ce week-end est donc consacré exclusivement à la crêpe. Crêpes salées et sucrées. Mes préférées ? fromage blanc aux herbes et fine tranche de jambon fumé pour les salées, carré de chocolat noir fondu et couche de confiture de fraise pour les sucrées.

A part cette gourmandise du week-end, bref petit compte-rendu de ma journée d'hier à Paris :

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Ah non, ça c'est pas moi, j'ai pas de mouflettes.

Sitôt arrivée, j'ai foncé au H&M des Halles pour le camélia de Missfashion. Monde fou et rien de transcendant, mais de camélia point. Niet. Dégoûtée je suis.

J'ai alors rejoint le 8ème où j'avais rendez-vous avec le comité de rédaction de la revue dont je parlais dans l'article précédent. Passer des Halles au faubourg Saint-Honoré et à l'avenue Montaigne où les enseignes de haute couture se côtoient en bon et chic voisinnage, où les rares passants sont over-lookés et où il n'y a pas un magasin d'alimentation à la ronde, ça déboussole un peu.

Plus encore, apprendre par les infos du soir que sans le savoir, je suis passée devant le palais de l'Elysée à l'heure où Carla disait oui à Nicolas.

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Bref, je suis revenue de Paris sans aucune grelucherie mais avec un programme intellectuel bien garni pour la saison à venir.

Et je n'ai pas dégainé la CB depuis plus d'une semaine. La réhab et moi ? trop facile. Fière de moi je suis.

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