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        <title>Le Boudoir - mlle_elwind_boude_dans_son_boudoir</title>
        <description>&amp;quot;Souvent femme varie, bien fol est qui s'y fie&amp;quot;</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 01 Aug 2008 11:13:00 +0200</lastBuildDate>
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                <title>De la blouse et du blues</title>
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                <author>noreply@ (Mlle Perle)</author>
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                                <category>Mlle Elwind boude dans son boudoir</category>
                                <category>Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir</category>
                                                <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 08:00:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;Vous remarquerez que mes titres sont toujours aussi inspirés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après Marie-Jeanne, ne vous attendez pas aujourd'hui à ce que je vous chante le blues du business-man, je n'aime plus Starmania.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trop écouté, trop aimé, trop vu en spectacle, trop rabaché. Les choses que j'aime trop, je finis un jour par ne plus pouvoir les supporter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, j'ai d'abord envie de vous parler de ma dernière blouse. Celle que j'ai achetée hier, après avoir bavé dessus pendant 2 jours, en essayant de résister.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'avais dit en rentrant de vacances : plus aucun achat jusqu'à ce que je parte en Italie cet été. Parce que les locations en Italie&amp;nbsp;l'été, ça coûte un bras jusqu'au coude et même plus. Au-delà je rappelle qu'on dit l'avant-bras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc voilà, je n'ai pas tenu, j'ai craqué sur ma paire de Mary-Jane camel adorée, sur un petit collier chez Accessoirize, cette boutique où les bijoux sont tous jolis et de bonne qualité, pas comme chez Claire's. Et puis sur cette blouse que je vais vous présenter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais je jure ici solennellement que c'est terminé. Au moins jusqu'à mon séjour parisien dans deux semaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc, lundi, je passe devant Etam, vite fait, sans m'arrêter, parce que je m'y arrête rarement.&amp;nbsp;Mon oeil repère quand même la superbe vitrine. C'est rare que je reste en arrêt devant une vitrine. Mais là, j'ai adoré. Un flare brut +&amp;nbsp;une petite blouse manche trois quart et col rond fermé par des petits boutons, un voile aérien, une simplicité virginale. Tout ce que j'aime. Plus c'est simple, plus j'aime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais j'ai attendu hier pour la faire mienne. Il ne restait d'ailleurs plus&amp;nbsp;ma taille et la vendeuse a eu la gentillesse de déshabiller un mannequin pour que je puisse l'acheter. Et j'ai été&amp;nbsp;ravie de constater qu'elle&amp;nbsp;était faite de coton et de soie, d'où la fluidité et la douceur de l'étoffe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le genre de haut qui ne va plus me quitter cet été, quand je sillonnerai Rome sous 40°C ! Je la vois très bien sur un pantalon en lin très large marine, des spartiates, un cabas et une capeline.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme je n'ai toujours pas fait l'acquisition d'un jean large, n'en ayant pas trouvé d'assez seyant pour ma divine silhouette, je vous la présente donc sur un slim. Mais la tenue du mannequin rendait beaucoup mieux que la mienne, cette blouse est&amp;nbsp;tout simplement superbe sur du large.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/01/390352699.3.JPG&quot; alt=&quot;390352699.3.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-982964&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Slim H&amp;amp;M&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Mary-Jane Promod&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Collier Accessoirize&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Voilà pour la 1ère partie de mon titre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La 2ème, c'est à cause de hier aussi. Parce qu'en rentrant chez moi, j'ai croisé dans le centre-ville mon ancien amoureux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, pas tout à fait croisé. Je l'ai aperçu serait plus juste. Comme ça fait bientôt deux ans qu'on s'est quittés et que ça fait bientôt deux ans que je ne l'ai pas revu, ça m'a fait un choc. Même si j'ai rencontré quelqu'un d'autre après lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On habite et on bosse dans la même ville, mais je ne l'ai pas croisé une seule fois depuis notre rupture. Etrange non ? Alors que deux de mes copines n'arrêtent pas d'y tomber dessus !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lui ne m'a pas vu. J'étais dans le tram, je l'ai vu derrière la vitre. Comme ça, d'un coup, sans m'y attendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il était entouré d'ado, des élèves à lui sans doute. Comme toujours. Il a toujours été adoré par ses élèves. Les filles surtout. Mais les mecs aussi. Il avait l'air d'avoir du mal à leur échapper, il avait un sourire grand comme ça sur sa figure, ce sourire qui m'a fait craquer à l'époque où on bossait dans le même bahut, avant de&amp;nbsp;craquer sur son aptitude incroyable à exercer son métier et à aimer son public, quel que soit l'âge.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il les a quittés en leur faisant de dos&amp;nbsp;un signe désinvolte de la main. Moi, dans le tram, j'ai passé le trajet jusqu'à chez moi écrasée sur mon siège, en essayant de ne pas pleurer parce que je n'avais pas de lunettes de soleil&amp;nbsp;ni de mouchoirs, et que le mascara qui coule, c'est vraiment très moche.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/00/00/1731621770.jpg&quot; alt=&quot;1731621770.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-983017&quot; /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Plus dure est la chute...</title>
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                <author>noreply@ (Mlle Perle)</author>
                                                <category>Mlle Elwind boude dans son boudoir</category>
                                                <pubDate>Fri, 05 Oct 2007 23:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;...quand la semaine a été belle. Vous savez que je n'aime que modérément les vendredis. Pourtant le week-end est là, ça devrait être excitant un vendredi. Or, mes vendredis sont toujours pourris. Aujourd'hui n'a pas dérogé à la règle. &lt;font color=&quot;#993366&quot;&gt;&lt;strong&gt;Auto-reverse :&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mardi de cette semaine, je l'attendais avec impatience. C'était le jour où&amp;nbsp;je devais emmener une partie de mes élèves à Versailles.&amp;nbsp;Une journée chez le roi, ça ne s'improvise pas.&amp;nbsp;Elle se prépare durant plusieurs jours, parce que&amp;nbsp;s'occuper durant toute une journée de&amp;nbsp;soixante&amp;nbsp;ados de 14 ans, à l'extérieur de leur établissement scolaire, ce n'est pas du macaron.&amp;nbsp;La veille, il pleuvait, j'ai attendu mon tram sous la pluie, sans foulard, durant une demi-heure. Travaux sur la voie. Le matin du mardi, dès mon lever à 6h, je savais que tout allait recommencer depuis ma dernière et (très) récente crève : gorge enflammée, difficulté à respirer et à parler, mal au coeur à cause des glaires (oui c'est glamour je sais, je vous aime) mal de tête, crampes partout, bref la totale. Je commence à m'habituer, même que ça commence aussi à me pourrir légèrement la vie. Pourtant, la perspective de cette journée parvient à accomplir le miracle de me garder de très bonne humeur et de chasser mon mal de tête. J'avale&amp;nbsp;même avec&amp;nbsp;exaltation mes cachets.&amp;nbsp;8h : tout le monde piaffe d'impatience devant le car de voyage. Tout le monde est là. Tout le monde est content. Les sourires ravis&amp;nbsp;des soixante ados&amp;nbsp;sont communicatifs. Je souris aussi, en&amp;nbsp;glissant dans ma&amp;nbsp;bouche ma première pastille Drill-miel-rosat de la journée. Toute la boîte y passera. J'ai l'habitude, j'ai un placard spécial Drill-miel-rosat dans mes toilettes.&amp;nbsp;Devant ma petite mine, mes élèves d'amour s'inquiètent : &quot;Madame vous êtes encore malade, c'est pas normal !&quot;&amp;nbsp;Pour un peu, je leur répondrais : &quot;Je vous kiffe grave mes lardons !&quot; Mais la gorge en pétard et Drill-miel-rosat collée au palais m'en empêchent. On entasse les piques-niques dans la soute à bagages et on part. Le chauffeur est cool, mes collègues accompagnateurs sont des potes, la vie est belle alors j'essaie d'oublier&amp;nbsp;le mal au coeur qui me prend dès que j'avale. Sur la route, les premières gouttes de pluie tombent. Pas de chance. Les élèves sont &lt;em&gt;vénèr.&lt;/em&gt; Versailles ne peut pas s'admirer sous la pluie, Versailles c'est le roi-Soleil, c'est Apollon, c'est le rayonnement solaire de la France. J'admets que leur raisonnement tient la route et je les complimente sur leur savoir et leurs envolées lyriques. Ils me rappelent qu'ils bouffent du Louis XIV et de l'Apollon depuis un mois, en histoire, en français, et en latin. Je sais, c'est moi qui leur enseigne les deux dernières disciplines et j'ai mis le paquet. Un peu trop peut-être, mais ça ne vous étonnera pas, je suis une passionnée. C'est même vous qui l'avez dit. On arrive. Versailles, même sous la grisaille, reste&amp;nbsp;un chef-d'oeuvre de perfection. On oublie&amp;nbsp;la pluie, qui d'ailleurs se raréfie, jusqu'à devenir une légère bruine. L'air est doux et le brouillard du matin s'estompe pour&amp;nbsp;laisser apparaître&amp;nbsp;la majestueuse vision du Grand Canal, au large du bassin d'Apollon.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-586347&quot; src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/02/809f62ff1f18ea5e65d1f9895434a498.jpg&quot; alt=&quot;809f62ff1f18ea5e65d1f9895434a498.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-586347&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;On se sépare en deux groupes, l'un part visiter le château, l'autre les jardins. Je prends&amp;nbsp;en charge le second groupe. Pour le château, un guide est prévu dans la visite. Pour les jardins, nenni. C'était prévu, j'ai longtemps potassé le sujet avec mes collègues-potes, nous avons établi un parcours-promenade qui débute&amp;nbsp;devant la balustrade de l'Orangerie, puis direction la terrasse du château pour palabrer sur les trois parterres, puis direction le bassin de Latone, on oblique sur la gauche pour s'engouffrer dans&amp;nbsp;le labyrinthe de verdure où commence le chemin des bosquets du Midi jusqu'au bassin d'Apollon, pour continuer de l'autre côté vers les bosquets du Nord et revenir au point de départ avec un petit crochet vers le bassin de Neptune. Cette promenade est l'occasion idéale pour moi de faire un cours de mythologie en plein air, qui correspond au programme de latin de leur niveau. Et la mythologie en plein air dans les bosquets de Versailles où l'on va de découverte en découverte,&amp;nbsp;ça passe beaucoup mieux que dans une salle de classe. Jamais je n'ai été si écoutée. Ravie, je fais passer plein de messages, glisse&amp;nbsp;tout un tas d'anecdotes, pendant que mes amours prennent des pages de notes. Je sais que je suis en train de dangereusement forcer ma voix, que ma gorge s'enflamme de plus en plus, mais je&amp;nbsp;passe outre. Le moment est trop important. De bassins en bassins, de statues en statues, le groupe suit avec une docilité et un enthousiasme qui m'émerveille.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-586363&quot; src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/02/02/fa797db68fca269bee73c4030b77da43.jpg&quot; alt=&quot;fa797db68fca269bee73c4030b77da43.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-586363&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;A l'heure du casse-croûte, nous rejoignons les autres&amp;nbsp;près de l'aile du Nord, là où des tables en bois sont installées. Les élèves échangent leurs impressions entre deux bouchées de panini froid,&amp;nbsp;se reposent un peu et bientôt nous rappellent au devoir, alors qu'une sieste aurait été bienvenue chez les adultes. Ce sont eux qui ont raison, le timing doit être respecté.&amp;nbsp;C'est à présent notre tour&amp;nbsp;de suivre le guide&amp;nbsp;:&amp;nbsp;une conférencière qui s'avère assez revêche et commence par poser ses règles à mon groupe d'ados médusés&amp;nbsp;: &quot;vous parlez, je m'arrête. Vous n'écoutez pas, je m'en vais.&quot; Moi, dans ma barbe :&amp;nbsp;euh, on a payé quand même hein, madame la guide-pas-aimable, et c'est quand même 150EUR la journée ! Nous échangeons, eux et moi, un regard de connivence qui me donne l'impression d'avoir leur âge et&amp;nbsp;de ne plus être la prof.&amp;nbsp;Dans le château, les élèves éblouis ne prennent plus de notes tant ils admirent les tableaux, les boiseries, les marbres, les miroirs, les girandoles... Je ne songe même pas à les rappeler à l'ordre. L'attention&amp;nbsp;dont ils font preuve&amp;nbsp;vaut toutes les notes du monde. Ceux qui viennent pour la première fois n'ont pas besoin d'écrire, ils s'en souviendront. J'avais dix ans et je me rappelle de tout comme si c'était hier.&amp;nbsp;Depuis, j'y suis revenue presque tous les ans et à chaque fois j'ai découvert des choses que je n'avais pas eu le temps de voir à la précédente visite.&amp;nbsp;Comme moi, certains me glissent à voix basse qu'ils sont frustrés de parcourir si vite les appartements du roi, la salle du trône, la chambre de la reine, la chapelle, la salle des gardes... La guide&amp;nbsp;se presse, elle aussi a un timing à respecter. En outre, elle pince les lèvres à&amp;nbsp;chaque doigt qui se lève pour demander la parole. Si vous savez déjà tout, vous n'avez pas&amp;nbsp;besoin de moi. Mes élèves ne savent pas tout, loin de là. Mais ils savent pas mal de choses, comme par exemple le déroulement du Petit lever du&amp;nbsp;roi, du Grand lever, l'utilité des antichambres ou le nombre de plats servis chaque jour à la table de Louis XIV.&amp;nbsp;Nous avons étudié, quelques jours avant, un extrait des mémoires de Monsieur la commère&amp;nbsp;de Saint-Simon, une lettre&amp;nbsp;de la truculente Mme de Sévigné et un billet de la rigolote princesse Palatine, belle-soeur du roi, qui avait l'habitude de dire à chacun ses quatre vérités. Ces textes du&amp;nbsp;XVIIème siècle ont beaucoup intéressé&amp;nbsp;ces ados du&amp;nbsp;XXIème. La guide, elle, ne s'intéresse pas à ce qu'ils savent. Je trouve cela bien dommage et&amp;nbsp;guère pédagogique, mais je reste muette, tout en étant très fière en mon for intérieur de mes loulous.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-586404&quot; src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/00/00/999a858849a2be19eb65618f211fea52.jpg&quot; alt=&quot;999a858849a2be19eb65618f211fea52.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-586404&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La Galerie des Glaces toute restaurée nous laisse pantois. L'année dernière, je l'avais encore vue en travaux. Nous nous délectons de toute cette beauté. Dans les yeux des enfants se reflètent les lumières des girandoles. Il nous reste juste le temps de faire un petit passage éclair dans l'une des deux boutiques du château. Le temps est trop court pour que je puisse faire le plein de babioles et de bouquins comme j'en ai l'habitude. Je n'en suis pas fâchée, parce que je reviens jeudi. Je ne vous l'avais pas dit ? Avec l'autre moitié de mes classes. Le mercredi m'a été indispensable pour me remettre de la fatigue de la journée. Le jeudi, je me lève avec le même entrain, même si cette fois, ma gorge enflammée a laissé place à la toux inévitable. Le temps n'est pas le même que mardi, il fait froid et le brouillard est à couper au couteau. Or, la météo a prédit la veille un grand soleil. Nous nous gelons toute la journée, ma crève s'aggrave. La visite des bosquets achève ma voix. Mais ces élèves-là sont aussi ravis que les autres et même la façade du Midi encore en restauration ne ternit pas leur émerveillement.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-586455&quot; src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/02/00/b47a9916bdd729d61648a2993835cf11.jpg&quot; alt=&quot;b47a9916bdd729d61648a2993835cf11.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-586455&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Seul hic : la visite n'a pas été réglée par l'établissement scolaire. Surprise, je me déleste de 150EUR. Pas grave, je serai remboursée le lendemain. Cette fois, nous allongeons le temps de notre shopping. Les élèves achètent cartes, livres, gravures, posters, stylos. Pour ma part, je saute sur l'édition des Mémoires abrégés de Saint-Simon et sur la correspondance de Voltaire avec Mme du Châtelet, reliée dans un bel ouvrage tout rose ! Puis, je&amp;nbsp;craque sur une pochette crème&amp;nbsp;décorée de petites silhouettes&amp;nbsp;vêtues de différentes robes XVIIIème.&amp;nbsp;Elle est assortie au petit miroir que vous connaissez déjà. Depuis ce matin, elle a très vite trouvé sa place dans mon sac,&amp;nbsp;remplie des&amp;nbsp;produits qui ne me quittent jamais.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-586472&quot; src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/01/c71e4024e353cc120a60fea813850637.jpg&quot; alt=&quot;c71e4024e353cc120a60fea813850637.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-586472&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-586482&quot; src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/00/88462cfbb6eab730d500ec9ce182cfd4.jpg&quot; alt=&quot;88462cfbb6eab730d500ec9ce182cfd4.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-586482&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ce matin, c'est fatiguée mais heureuse que je me suis levée pour ce dernier jour de la semaine. Je savais qu'on allait tous ensemble faire le bilan de ces deux journées, et j'avais&amp;nbsp;vraiment hâte de retrouver les élèves et mes collègues-accompagnateurs. Dans la matinée, j'ai senti que j'avais de la fièvre. Le bilan a été positif, les élèves ont retiré de leur sortie des informations très enrichissantes et l'envie d'y retourner. A midi, on en parle entre profs. C'est là que l'ambiance s'est refroidie. La Direction n'a posé aucune question depuis mardi. Rien.&amp;nbsp;La Direction n'a&amp;nbsp;montré aucune marque d'intérêt, ne serait-ce que pour s'informer du déroulement de la journée, s'assurer qu'il n'y a pas eu d'incident, voire d'accident. La Direction considère que nous avons fait notre travail. Alors il ne faudra pas que La Direction vienne&amp;nbsp;se plaindre le jour où plus aucun professeur ne voudra s'impliquer autant dans son travail. Il ne faudra pas que&amp;nbsp;La Direction vienne supplier les professeurs de se dévouer pour être les indispensables&amp;nbsp;accompagnateurs des sorties scolaires. La Direction entre dans la salle pour&amp;nbsp;prendre son repas. L'occasion n'était-elle pas idéale pour s'enquérir de ces journées ? Rien.&amp;nbsp;Nous sommes abasourdis. Nous avons pourtant l'habitude de cette attitude, de cette difficulté qu'a&amp;nbsp;La Direction pour&amp;nbsp;communiquer avec son petit personnel. Aujourd'hui, c'est un peu la goutte de champagne qui fait déborder la coupe. C'est à la limite de l'impolitesse.&amp;nbsp;Fiévreuse et donc deux fois plus&amp;nbsp;sensible que d'habitude, je commence à m'échauffer. Je réclame un remboursement qui ne veut pas venir, par manque de temps. La Direction oublie sans doute que le salaire du mois de septembre n'a toujours pas été&amp;nbsp;versé. Après une nouvelle demande cette&amp;nbsp;fois exprimée très&amp;nbsp;sèchement, La Direction consent&amp;nbsp;à me régler&amp;nbsp;mes droits. Abasourdie par cette indifférence&amp;nbsp;qui touche aussi mes collègues, je craque&amp;nbsp;et me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps. Je sais bien que la fatigue accumulée et la crève sont à l'origine de cette faiblesse. Mes collègues me consolent avec une chaleur qui fait redoubler mes pleurs. C'est le visage à nu, sans plus aucune trace de maquillage, que j'ai fait cours cet après-midi,&amp;nbsp;et je sais que mes élèves n'ont&amp;nbsp;pas été dupes. Leurs chuchotements&amp;nbsp;m'ont bien fait comprendre qu'ils ne tenaient pas ma crève pour responsable de mes yeux rougis.&amp;nbsp;C'est donc avec une boule au fond de la gorge et&amp;nbsp;le coeur lourd que j'ai achevé la semaine, chamboulée par cette indifférence, ce manque de reconnaissance qu'on vit au quotidien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont les messages si plein d'enthousiasme et de gentillesse que vous m'avez laissés sur&amp;nbsp;l'article précédent qui m'ont redonné le sourire.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Le jour où Max Azria a chassé la pluie...</title>
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                <author>noreply@ (Mlle Perle)</author>
                                                <category>Mlle Elwind boude dans son boudoir</category>
                                                <pubDate>Fri, 28 Sep 2007 22:35:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;Aujourd'hui est une journée-caca pour &lt;a href=&quot;http://www.mllee.fr&quot;&gt;Mlle E&lt;/a&gt;. La mienne est une journée-pipi. Pipi de flotte qui m'est tombé sur la tête toute la journée.&amp;nbsp;Là vous vous trompez : non, la pluie n'est pas mon ennemie. Mes&amp;nbsp;cheveux&amp;nbsp;frisent dès la moindre goutte et pourtant, je ne déteste pas la pluie. Parce que je suis une romantique, parce que j'aime bien me croire mélancolique quand il n'y a aucune raison de l'être. Ce que je déteste,&amp;nbsp;c'est le pluviotage. Ce maudit crachin anglais qui nous poursuit jusqu'ici. Les Anglais sont des envahisseurs.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/01/23132aa9eba7a38d482350f4ceafd5a5.jpg&quot; alt=&quot;23132aa9eba7a38d482350f4ceafd5a5.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-573628&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le pire, c'est qu'ici, on ne s'y attend jamais. Ou alors c'est moi. Mais quand je regarde&amp;nbsp;la météo de TF1, c'est toujours beau, c'est que du bonheur. Sur TF1, all is love. Alors, en bonne&amp;nbsp;téléspectatrice naïve qui croit tout ce qui sort de la bouche de Catherine Laborde, je suis heureuse. Pas besoin d'alourdir mon sac avec un parapluie, petites ballerines sont de sortie. Oui, mais sitôt arrivée au boulot, le temps anglais se déclare, plus de doute. Et je maudis TF1 et Catherine-gnan-gnan. Et mes petites ballerines en cuir de chèvre font la gueule. Je les supplie d'être stoïques, je le suis bien moi. Alors toute la matinée, entre les allées-venues dans l'établissement où beaucoup d'allées se font en extérieur, mes ballerines souffrent, se plaignent, font floc-floc, changent de couleur. J'ai mal pour elles. Surtout qu'il n'est pas du tout prévu dans mon budget de racheter des ballerines en cuir de chèvre avec un &lt;strong&gt;&lt;em&gt;r&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; à l'intérieur. Je leur explique que je ne dispose pas d'un casier personnel assez spacieux pour&amp;nbsp;conserver un rechange de chaussures disponible à n'importe quel moment. Elles me répondent que je n'anticipe pas dans la vie. Je le sais déjà, merci. Comme la remarque m'agace passablement, je décide de leur&amp;nbsp;porter le coup de grâce : l'aller-retour au relais Redoute entre midi et deux. Le tram se fait attendre,&amp;nbsp;pas grave, au point&amp;nbsp;où j'en suis, je m'en passe. Koh-Lanta, c'est presque fait pour moi. D'ailleurs, je suis sûre que j'irai plus&amp;nbsp;vite pieds nus, ça détruirait les&amp;nbsp;derniers scrupules qui me hantent à faire tant souffrir mes deux chèvres.&amp;nbsp;J'arrive au relais, trempée mais heureuse à l'idée de détenir bientôt mes jolies bottines noires Mellow Yellow, commandées ce week-end&amp;nbsp;grâce à un très gros chèque de réduc qui divise les 75EUR de moitié.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/02/01/2551fd0ad42ad890baee487363497963.jpeg&quot; alt=&quot;2551fd0ad42ad890baee487363497963.jpeg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-573757&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Et là, je me fige devant la devanture : CLOSED ! Non, c'est pas vrai, il y avait écrit&amp;nbsp;&quot;fermé&quot;. Fermé depuis UN mois. Oui, ça je le savais. Je savais que l'enfoiré de gars qui tient ce point-relais qui est aussi une boutique de tir à l'arc,&amp;nbsp;s'est pété un truc avec une flèche et a fermé son relais pour... 1 semaine. Donc, logiquement, il devrait être ouvert le relais aujourd'hui non ? Mauviette&amp;nbsp;va !&amp;nbsp;Si j'avais le numéro du gars, je l'appelerais, là, tout de suite, même déchiqueté par sa flèche et je lui hurlerais dessus. Un truc retient mon attention et m'empêche de briser la vitrine avec mon parapluie. Un entre-filet si petit que je dois fermer mon pépin pour le lire, ce qui augmente le taux d'hydratation de ma peau : &quot;les colis Redoute seront acheminés dans un autre point-relais.&quot;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/02/9d8416cc46e423143b4cff06de9773bb.gif&quot; alt=&quot;9d8416cc46e423143b4cff06de9773bb.gif&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-573762&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;D'accord. C'est vraiment gentil ça. Si, vraiment. Et moi qui&amp;nbsp;n'avais aucune&amp;nbsp;pitié,&amp;nbsp;je suis trop mauvaise. Et-où-kil-est ce point relais de remplacement ? Au Nord de la ville, d'accord. Là, pour info, je suis au Sud. Pour info encore, ma ville, elle est grande. C'est une grande ville. Et là, il pleut, je viens de me taper 15mn de marche, ce qui a achevé mes deux chèvres, et je dois&amp;nbsp;refaire le trajet en sens inverse pour atteindre un arrêt de tram, qui&amp;nbsp;m'emmènera certainement, tel un sauveur, vers l'AUTRE point-relais. Ok, j'en suis capable, je le fais. Dans le tram, je dégouline, je patauge dans mes &lt;em&gt;&lt;strong&gt;r&lt;/strong&gt;,&lt;/em&gt; ce qui&amp;nbsp;leur enlève absolument toute majesté. Qui en voudrait à cette heure ? Même pas moi. Je sors un plan,&amp;nbsp;je cherche la&amp;nbsp;place qui se trouve dans la rue qui se trouve près du boulevard qui se trouve près du pont de ce maudit point-relais. Et je descends à la station que je crois la bonne. Parce que&amp;nbsp;sur le plan, c'était trop simple de trouver et je m'en félicite. Je pourrais me perdre&amp;nbsp;dans la forêt de l'île Palawan moi,&amp;nbsp;du moment que j'ai un plan, je sais m'en sortir toute seule. Bien entendu, j'ai repoussé fièrement l'aide intempestive qu'on m'a offerte à la vue de mon plan déplié. Parce que vous avez sans doute remarqué que rien n'engage autant la conversation avec des&amp;nbsp;inconnus qu'une fille droite comme une perche avec un plan immense déplié&amp;nbsp;à bout de bras. Le syndrôme de la pauvre petite fille perdue, sans doute. Dingue.&amp;nbsp;J'ai donc esquivé, la tête haute. Si j'ai un plan, c'est pas pour demander mon chemin, quand même. Non mais sans blague. J'aurai&amp;nbsp;trente ans dans deux mois en plus. Au bout de quinze&amp;nbsp;nouvelles minutes de marche sous la flotte&amp;nbsp;sans rencontrer le moindre point-relais ni le nom de la place indiquée sur le plan, vous savez quoi ? j'ai&amp;nbsp;vachement regretté d'avoir fait la fière. J'ai même eu envie de perdre vingt ans d'un coup, d'être vêtue de&amp;nbsp;bottes en plastique roses et d'avoir des couettes avec des noeuds assortis. Et de pleurer en disant que je suis&amp;nbsp;: PERDUE !&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/02/0f2287e3b2dc060f33237b61e5171529.jpg&quot; alt=&quot;0f2287e3b2dc060f33237b61e5171529.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-573777&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Mais non voyons. Une fille de presque trente ans ne PEUT&amp;nbsp;PAS se perdre dans une ville qu'elle habite depuis&amp;nbsp;douze ans. Sauf que je ne suis jamais venue au Nord, sauf que je ne connais rien de cet endroit, sauf que ça fait peur, qu'il y a d'énormes immeubles, la ligne de chemin de fer sous&amp;nbsp;mes chèvres et que les gens ne se rendent même pas compte que j'ai besoin qu'ils me parlent !! Une dame à l'âge respectable me croise. Je fais confiance aux dames à l'âge respectable. Eplorée, je lui demande mon chemin. Désolée, elle me répond qu'elle n'est pas du quartier. En ajoutant &quot;Ma petite demoiselle&quot;.&amp;nbsp;Je dois vraiment faire pitié. Alors j'avance, telle Cosette dans ses sabots élimés,&amp;nbsp;ignorant mon plan, puisque sur le plan il est indiqué que c'est tout droit. Finalement j'arrive. Ma montre&amp;nbsp;indique qu'il s'est écoulé une demi-heure depuis ma descente du tram. Pas grave : la vision du point-relais m'apparaît dans une illumination. C'est l'Ange Gabriel&amp;nbsp;face à la Vierge Marie. Je suis sûre qu'il y a encore plus de lumière dans ma vision à moi. Normal, il ne pleut plus, et subitement le soleil se lève,&amp;nbsp;on ne sait pas pourquoi. Il ne faut jamais chercher pourquoi ici.&amp;nbsp;Le soleil&amp;nbsp;a des moeurs bizarres. Dans le point relais qui est un magasin de fleurs, au moins c'est plus poétique que la flèche de l'autre mauviette, je m'ébroue&amp;nbsp;et je trépigne : JE VEUX MES BOTTES. Je les ai méritées non ? Et là, le drame.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/00/8cfe93f2cf54e7812872b4fc161ad8de.jpg&quot; alt=&quot;8cfe93f2cf54e7812872b4fc161ad8de.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-573781&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Mon nom n'est pas sur la liste des colis reçus. Le gars, tranquillement, me dit que non non, elles sont pas arrivées, qu'elles ont du retard, que ben oui ça arrive, que c'est la&amp;nbsp;vie ma bonne dame. Le gars, il&amp;nbsp;croit que j'habite l'immeuble d'à côté. Que j'ai rien à faire là. Qu'avant &quot;Les Feux de l'Amour&quot;, je fais une petite descente au relais, histoire de me balader.&amp;nbsp;Le gars, je l'asperge avec mon parapluie que je rouvre rageusement. Le gars, je le maudis avec une incantation vaudou que je sais pas ce que&amp;nbsp;ça veut dire. Le gars, il a très peur. Alors il me dit&amp;nbsp;d'une voix d'eunuque que je ferais mieux d'appeler avant, la prochaine fois. Je sors, je&amp;nbsp;fais 100m, je m'arrête à la station de tram où j'aurais&amp;nbsp;DU descendre et je monte dans le tram. Et&amp;nbsp;là, je m'effondre dans un siège, mouillée&amp;nbsp;comme une lessive pas essorée, et je pleure. C'est con&amp;nbsp;hein ? Trente ans dans deux mois j'vous dis. Et quand j'ai fini de m'hydrater les yeux (pour les lentilles c'est bénéfique) je regarde&amp;nbsp;mes chèvres. Elles ne bêlent plus. Elles n'ont pas retrouvé leur couleur d'origine. Elles sont juste mortes. Dehors, ça repleut. Je retrouve la civilisation, MA civilisation, c'est-à-dire le centre-ville familier. Qu'est-ce qu'on est bien à la maison ! Un coup d'oeil sur ma montre m'avertit que j'ai cours dans 30mn. Là, je m'affole. J'ai l'air d'une mendiante qui ne s'est pas déchaussée depuis l'armistice. Impossible d'affronter Les GENS&amp;nbsp;dans cet état. Les gens = collègues, boss, élèves. Impossible. Je ne m'en remettrai pas. Sans réfléchir, je m'engouffre dans la galerie commerciale. Un monde fou, comme toujours à cette heure. Je renonce à entrer dans les boutiques de chaussures. Je n'en ai pas le courage. Mon moral ne remonte même pas à l'idée de faire du shopping &quot;obligé&quot;. Je&amp;nbsp;poursuis mon chemin jusqu'à Carrefour,&amp;nbsp;au bout de la galerie. Je ne sais pas&amp;nbsp;ce que j'espère y trouver, mais j'y vais quand même. Une paire de charentaises ? Même les charentaises ont meilleure allure que mes chèvres. Et puis, au rayon textile, je vois une énorme pancarte&amp;nbsp;:&amp;nbsp;COLLECTION MAX AZRIA. Ce bon vieux Max que j'ai vu maintes fois dans les magazines, mais sur lequel je ne me suis pas attardée. Du Max Azria chez Carrouf, honnêtement, c'est comme quand Pierre Cardin s'est bradé. Moi, ça me refroidit. Oui, mais là, y'a urgence. Là, faut arrêter d'être difficile. Au milieu des pulls, chemises et tops Max Azria, qui sont désespérément banals, tout un rayon bien plus intéressant s'offre à mes yeux : une succession de bottines marron,&amp;nbsp;joli dessin, joli talon très féminin, jolie imitation cuir pour l'extérieur, vrai cuir pour la semelle intérieure. J'attrape un 38, j'essaie : elles font un joli pied, elles sont super confortables. Elles coûtent 35EUR. Il me reste un quart d'heure avant d'être vraiment en retard. Je prends, je paye. Dans la galerie, j'entre dans la première boutique venue, je file en&amp;nbsp;cabine, j'ôte mes chèvres avec un adieu déchirant et les cache honteusement dans mon cabas. Je ressors&amp;nbsp;les petons moulés dans les bottines de Max, quelques centimètres plus grande et sutout plus au sec.&amp;nbsp;Il ne pleut plus. A la place, un grand soleil.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leboudoirdemademoiselleelwind.hautetfort.com/media/01/00/f2cf2438eb26b427ecda55cc7ea442fb.jpg&quot; alt=&quot;f2cf2438eb26b427ecda55cc7ea442fb.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-573796&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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