04.07.2008
See you soon
Mes vacances commencent ce week-end.
Ce week-end, je serai dans ma ville préférée, que j'ai eu le privilège d'embrasser dans son vaste ensemble du haut de 500 marches gravies à pied.
Du haut de l'un de ses plus beaux édifices.

Ce jour-là, je m'étais même fait des nouvelles copines, mais pas très commodes.

Samedi, je passe la journée en bonne compagnie, mais pas pour du shopping.
Quoique, je ne résisterai certainement pas à fouler le sol de New Look !
Mais j'ai mieux à faire, deux endroits que je n'ai encore jamais visités : le musée Cognac-Jay et le musée du Luxembourg pour l'expo temporaire sur Watteau.
Et puis une bonne bouffe chez un Vietnamien du tonnerre de Zeus, à Bastille, déjà trop connu dans la capitale pour que je vous révèle son adresse exacte (parce que très petit et que donc pas beaucoup de place et que me suis déjà fait refouler deux fois !!)
Mais un indice : son enseigne est un vol entre notre capitale et la sienne !
Et puis le soir, sûrement le film "Mes amis, mes amours".
Dimanche, grass mat', brunch, flâneries, et notre rendez-vous chez Berthillon, pour déguster glaces et sorbets mythiques !
15h, j'ai hâte de vous revoir/connaître !!
Là, je réfléchis à ce que je vais mettre dans mon sac de week-end.
Pas grand-chose. J'ai une manie : J'ADORE voyager léger !!!
Donc, comme je suis in love de mes trouvailles soldesques, je pense qu'elles vont m'accompagner durant ces deux jours.
Un seul mot d'ordre regroupe mes achats raisonnés de cette semaine : basique !
30.06.2008
Il est temps...

Ce week-end, mes amies formidables m'ont prise en charge. Ma déprime, elles avaient juré, ne passerait pas par elles !
Samedi, barbec géant dans le jardin de l'une d'entre elles, papotages, vidage de sac, larmes bénéfiques, cogitage commun sur notre/mon avenir, et conclusion : quand le boulot va, tout va.
Enfin pour moi. Si seulement j'étais stabilisée de ce côté-là, j'ai l'impression que mes problèmes familiaux seraient plus faciles à gérer. Là, tout va mal, donc tout est cent fois plus difficile à vivre.
L'avantage : je n'ai aucune envie de dépenser mes sous inutilement sous prétexte que c'est LES SOLDES !
Depuis quelques temps, j'ai repris pied avec la réalité, ma réalité d'avant. Je me suis rendue compte que la blogo était un microcosme de consommation. Et que les blogs les plus en vue, les plus fréquentés, étaient ceux qui vident les sacs de shopping tous les jours devant leurs lectrices.
Si on n'y fait pas gaffe, on peut se laisser facilement happer par ce microcosme. Et donc vider son porte-monnaie pour détenir LA robe Vanessa Bruno en vogue sur la blogo, LE sac Jérôme Dreyfuss en vogue sur la blogo, LA pièce vintage qui coûte quand même la peau des fesses, parce que le vintage est en vogue sur la blogo.
J'ai lu ici exactement ce que je pense et ce que j'exprime en ce moment. Merci Lili d'avoir osé l'écrire avant moi !
Je sais que beaucoup d'autres pensent comme moi, entre autres mes copines de blog, alors les filles je vous le dis : Vive les blogs qui arrivent à survivre sans faire étalage de leur garde-robe quotidiennement !! Parce que ce n'est pas une mince affaire de rivaliser...

Hier après-midi, j'avais rendez-vous avec le Prince Caspian. Je l'ai trouvé plutôt casse-pieds.
Mais j'ai retrouvé avec un immense plaisir les anciens, qui sont à mes yeux cent fois plus intéressants que le Caspian.
Les filles ont grandi et promettent de devenir de très belles jeunes femmes, les garçons ont encore un visage juvénile mais sont très attachants.
Une fois encore la magie et le dépaysement étaient présents, les paysages sublimes et la musique très prenante. Un souffle épique planait sur ce deuxième épisode qui m'a fait penser au "Seigneur des Anneaux".

Vivement la suite !
Puis, autour d'un coca en terrasse, nous avons échangé des confidences, qui ont fait leur effet sur chacun d'entre nous : un bébé qui s'annonce, un couple qui se forme... Des révélations inattendues qui ont éloigné pour un temps mes soucis plus profonds.
Et nous avons finalisé notre voyage en Italie. Parce que ça y est, tout le monde est décidé, ce qui me transporte de joie !
A l'heure où vous me lisez, je suis enfermée toute la journée dans une salle de classe, à plancher sur 50 copies de brevet. Ce moment de l'année où la correction bac/brevet nous est imposée est un véritablement supplice, je vous assure !
Bonne semaine les belles, et à dimanche prochain pour celles qui se régaleront avec moi chez l'ami Berthillon !
08:00 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
22.06.2008
En vrac
-Ma tenue du jour d'hier, il faisait beau, chaud, c'était presque l'été, sauf que j'étais dans la ville où je ne me considère jamais en vacances.
-Mes cheveux n'ont pas gardé leur couleur foncé. Comme c'était une colo végétale, elle s'est estompée, pour se stabiliser sur un joli blond foncé que j'aime bien, qui fait assez naturel. Je la referai avant de partir en vacances. Les voici sans brushing, frisé au gré de leur fantaisie !En prime, vous pouvez admirer le magnifique dégradé réalisé par la coiffeuse de chez J-L David.
-En ce moment, je suis très influencée par le naturel, l'épuré, le basique quoi. Ah bon, vous entends-je répondre ?! A Tours, je suis tombée en admiration devant une candidate sublime. Une petite tête blonde à la Gwyneth Paltrow dans sa période coupe garçon "Meurtre Parfait", une élégance raffinée d'une simplicité à tomber, pantalon noir large en lin, spartiates fermées, petit top vert pâle et immense étole drapé sur ses épaules avec beaucoup d'art, dans un camaïeu de beige et de couleurs pastel...

-Je n'ai pas fait de shopping à Tours, je n'en ai pas eu le coeur. Mais dans la rue des resto près de la cathédrale, il y a des échoppes aux couleurs de l'Inde, de l'Asie et de l'Amérique latine. Je ne pouvais pas les ignorer. Dans l'échoppe indienne, ni une ni deux, je m'empare de deux foulards : une écharpe en soie mauve/taupe et une grande, très grande... étole toute moelleuse colorée dans un camaïeu de beige et de teintes pastel !! Elle est parfaite pour me tenir chaud en ce moment où le temps est plus que capricieux, assortie à mes derniers basiques, mon marcel vert amande Petit Bateau et mon pantalon très large en lin et coton H&M.
-Et puis si, en fait, j'ai fait du shopping, hormis mes deux écharpes, mais pas pour moi. Pour mes deux coupines qui sont des amours à la crème et qui méritaient bien un petit cadeau pour leur soutien "chocolaté" durant mes révisions. Mais chut...
-Hier, j'ai vu Sagan. J'ai beaucoup aimé. Le jeu de mimétisme de Sylvie Testud est sidérant.
Diderot disait qu'une trop grande sensibilité chez un comédien produit un jeu médiocre. Mais qu'une absence de sensibilité produit un jeu sublime, parce que le comédien ne doit pas s'identifier au personnage qu'il joue ni partager ses émotions mais les reproduire, les réinventer, les contrôler, afin que le spectateur, lui, s'y identifie.
Sylvie Testud a su exactement répondre à cette exigence, sans pour autant être dénuée, il me semble, de sensibilité en vrai.

Je n'aurais qu'un conseil : allez-y. Vous ne serez plus spectateur détaché dans un fauteuil d'un UGC ou d'un Pathé, vous serez, le temps de deux petites heures, un ami de Françoise la flambeuse qui redoutait tant la solitude, vous partagerez son angoisse de la page blanche et vous ferez partie de son groupe de potes si soudés, aux côtés d'un Jacques Chazot dandy ou d'une Pegguy déjantée.
Savourez, pour une fois si rare, du bon ciné.
12:24 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
06.06.2008
MERCI
Il existe des filles merveilleuses sur cette terre.
Des filles qui sont belles et élégantes avec une simple robe H&M à 29,90EUR.
Des filles bien dans leur peau et dans leurs fringues, qui n'ont pas besoin de vider leur porte-monnaie dans des chaussures ou un sac pour avoir du style.
Parce que le style ne s'achète pas, je suis bien d'accord avec Mademoiselle Coco.

A ces filles-là, qui sont mes amies, je profite d'un article pour leur dire que je suis fière d'elles, que je les trouve belles, qu'elles pourraient porter un sac recyclable Carrefour qu'elles ne perdraient pas leur élégance naturelle.
Dans ces filles-là, il y a Delphine, l'une de mes meilleures collègues et âmes-soeurs, qui est d'un raffinement adorable avec trois fois rien, qui vénère "Chattawak", une boutique moins en vogue que "Comptoir des Cotonniers", et avec laquelle j'ai fait une virée la semaine dernière parce qu'on avait un bon de réduc impossible à jeter !
Et ma Delphinette m'a offert un ravissant tee-shirt romantique et précieux en coton et soie, juste pour me "soutenir" avant l'oral du concours. Elégant et sobre à la fois, une combinaison qui décrit ce qu'on aime toutes les deux en matière de look.
Delphine, my favorite pretty teacher, je t'aime !
Et il y a ma Marmotte et ma Pooh. Ma Marmotte, il y a deux mois, m'a envoyé des oeufs en chocolat tellement délicieux qu'ils ne sont pas restés longtemps dans leur jolie maison colorée !
Ma Pooh, il y a deux jours, m'a envoyé une adorable boîte en fer très rétro, bourrée de tablettes originales de chocolat : lait-amandes, lait-raisin-noisettes, crème brûlée, lait-fraisier. Moi qui n'avais plus 1 carré de chocolat et qui me désespérais en rentrant hier soir d'avoir oublié d'en acheter, je suis aux anges !!!
Et puis il y a ma Marion. Qui, du Japon, a composé un billet-porte-bonheur avec des souris et l'a déposé dans un petit temple. Et que je ne remercierais jamais assez pour ce geste !
Ces attentions gratuites m'ont fendu le coeur. Et m'ont fait pleurer. Parce que si j'aime beaucoup offrir des petits cadeaux aux gens que j'aime "pour rien", j'en ai été peu de fois la destinataire.
Et puis il y a ma copine homonyme qui poste ici sous le pseudo d'une belle Miss Espana. Toutes les deux, on se soutient mutuellement en vue des oraux de notre concours commun. Holà guapa, merci pour toutes ces confidences échangées sous le sceau du secret !!
Et puis il y a vous, toutes celles qui me soutiennent et m'encouragent au quotidien...
Alors les filles, ici, je vous le dis un grand coup : JE VOUS AIME !
08:02 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
31.05.2008
Satisfactions
Attention, article en deux temps.
1) Le scoop : cette année, le Futuroscope, j'ai ADORE !
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, si c'est mon humeur, ma décision de déconnecter des révisions pendant une journée, les élèves agréables et réceptifs, le temps plus clément que prévu, le peu de monde sur le parc, la compétence de notre guide, la qualité des attractions choisies...
Sûrement un peu de tout ça.
Faire 15 attractions dans une journée, c'est un record, une grande première.
J'ai tout aimé. Des films documentaires en 3D sur écran géant retraçant l'histoire de l'Aéropostale, du Nil ou des dinosaures, aux attractions dynamiques super dynamiques mais dans un contexte hyper-excitant, en passant par le voyage dans le Cosmos guidé par la voix profonde de Pierre Arditi, c'était fascinant, subjuguant, affolant, fracassant, ébouriffant.
J'ai hurlé dans la fantastique équipée d'Atlantis, et je suis sortie de la Vienne Dynamique (pour ceux qui ne connaissent pas : un gars est en retard à son mariage, il va essayer de limiter les dégâts en se rendant à l'Eglise à une vitesse folle, traversant un village dans une F1 survoltée. Le gars, l'espace de 15mn, c'est vous. Explosif !) complètement décoiffée, sans ma pince à cheveux qui s'était envolée je-ne-sais-où !
2) Aujourd'hui, je déclare solennellement que le film "Sex and the city" ne passera pas par moi. Je n'ai jamais, mais alors jamais, été fan de la série des Barbies déréglées hormonalement qui n'ont qu'un seul sujet de conversation : le CUL.
Alors croyez-moi, je ne vais pas jeter 10EUR pour aller voir ces décérébrées sur grand écran !!
En fait, la série que j'aimais bien, c'était "Ally Mc Beal".
Ally, elle est intelligente, un brin névrosée ok, mais quand même super attachante. Et vachement plus mignonne que la chevaline Sarah Jessica Parker au look improblable !
Les passages que je trouvais très sympas, c'était les fins de journée dans le bar où se réunissent Ally et ses potes avocats. Et où ils décompressent en chantant.

Hier soir, j'ai joué avec mes collègues à Ally et ses potes.
Dans un bar très sympa, on a bu des vodkas-citron et des demi-fraises, on a mangé des tapas et des sushis, et on a chanté. Et on a rigolé. Et on est rentrés tard, très gais.
Au moins, cette nuit, je n'ai pas cauchemardé sur mon futur jury d'oral, je plânais, et je comprenais mieux l'ami Baudelaire.
Bon week-end girls !
08:00 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
21.05.2008
Kyôto me protège
A des milliers de kms d'ici, un adorable ange-gardien a réalisé ça pour moi :
Dans un temple japonais, au milieu de pleins d'autres voeux, il y a deux petites souris qui veillent sur moi.
Alors moi, je leur demande de bien veiller aussi sur cette petite Française-Japonaise au si grand coeur !
18:01 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
16.05.2008
Petits bonheurs
Aujourd'hui j'aime :
-Mes nouvelles spartiates Mellow Yellow en couir qui seront mes chaussures de cet été. Elles sont tellement originales qu'elles m'ont conquises. J'espère ne pas les voir à tous les pieds. Je les fantasme déjà avec une simple robe blanche, ou un pantalon large en lin blanc, sillonant les rues de Rome sans avoir mal aux pieds...
-Avoir papoté hier soir avec l'une des mes meilleures amies. On ne se voit pas souvent, mais on a fait les 400 coups ensemble, on est allées au bout du monde ensemble. Traduction dans notre private joke : Saint-Jacques de Compostelle en Galice, à la pointe du Nord-Ouest de l'Espagne. Je vous assure que là-bas, face à l'Océan au bout duquel il y a l'Amérique Latine, vous vous sentez vraiment au bout de monde.

-Devoir préparer pour demain soir l'anniversaire d'une amie anglaise et collègue de boulot, une fille merveilleuse qui fête ses 40 ans, maman d'une petite nana formidable qui est mon élève depuis 4 ans et que j'aime comme ma petite soeur, qui a eu son lot de malheur dans sa vie mais qui reste invariablement une femme droite, généreuse, intègre, aimant son métier de prof et s'occupant de ses enfants à la perfection. Louise, my dear pretty friend, I love you so much, God saves you !

-Réfléchir avec bonheur et sans prise de tête à la tenue que je porterai pour la fête d'anniversaire d'une jeune fille adorable, amie de fraîche date mais que j'apprécie énormément, que je ne cite pas ici mais qui se reconnaîtra. Et être presque sûre de cette tenue, tout en l'ayant concoctée d'un coup de baguette magique ! Comme c'est la 1ère fois que ça m'arrive, ça mérite d'être signalé !!

-Observer mon nouvel ami tous les matins qui remplace de façon plus poétique mon réveil assourdissant.
-Aller admirer ma petite filleule dimanche qui a sa 1ère compétition nationale de GRS. Super fière d'elle !

-Echanger n'importe quand des mails avec une coupine géniale, qui a un coeur gros comme ça. Et aussi avec une autre, qui n'a pas de blog mais qui se reconnaîtra sûrement et à qui je pense très fort aujourd'hui parce qu'elle ne va pas faire des choses très agréables durant sa journée. Les filles, vous êtes des perles, chacune à votre manière. Ne changez rien.
-Etre admissible au Capes. Mais je ne sais pas si c'est vraiment un bonheur du jour. En fait, la 1ère fois que j'ai été admissible, il y a 3 ans, j'ai hurlé de joie. Pauvre idiote, je croyais que c'était gagné, que l'oral n'était qu'une formalité. Hier soir, quand j'ai vu mon nom sur la liste, j'ai pleuré. Mais pas de joie. Je sais que cette année, j'ai une pression d'enfer. Il me faut ce putain de concours de merde. (Oui je sais je suis grossière, mais ce concours ne mérite pas mieux !) Et j'ai un mois pour le décrocher. Je vais souffrir, croyez-moi. (et s'il vous plaît, ne vous focalisez pas sur ce dernier point quand vous me laisserez vos com ! Le reste plus haut est tout aussi important !)
08:30 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
13.05.2008
Un article pour rien
Aujourd'hui, je ne sais pas quoi écrire. Bah oui, y'a des jours comme ça.
Je reprends le boulot après un arrêt de presque une semaine, grâce à ce jeudi férié. J'ai l'impression d'avoir déconnectée depuis plus longtemps, grâce notamment à mon délicieux séjour parisien.

Ce matin, j'ai été réveillée très tôt. Mon adorable voisin avait décidé de tondre sa pelouse dès 6h du matin.
Et comme j'avais laissé ma fenêtre ouverte cette nuit, les oiseaux se sont donnés le mot pour me gratifier d'un concert privé vers la même heure.
Donc, j'ai cédé, je me suis levée, mais bien décidée à profiter de cette pleine matinée. Je n'ai pas cours le matin, sauf le vendredi.
Et avoir ses matinées de libre, c'est vraiment le bonheur.
Je me suis donc préparée un thé du Hammam et je me suis mise devant mon écran pour lire vos nouveautés. En pensant que moi, je n'avais rien à dire ce matin.
Mais j'ai quand même eu envie de poster. Je ne sais pas pourquoi, pour faire courir mes doigts sur le clavier, pour vous "parler" de tout et de rien.
Hier, j'ai reçu un mail de la directrice de la revue littéraire à laquelle je collabore. Un mail de rappel pas vraiment sympathique me disant que mon article devrait déjà être sur son bureau.
Le hic, c'est que j'ai complètement oublié de faire cet article. Pas sérieux hein ?!
C'est un article portant sur l'activité épistolaire dans les milieux carcéraux d'aujourd'hui.
Une grande association qui s'appelle "Le Courrier de Bovet" et qui date des années 50 permet à n'importe quel prisonnier d'avoir un correspondant avec lequel s'entretenir par lettre.
Comme ma spécialité porte sur l'écriture épistolaire dans les prisons de la Terreur en 1794, j'ai été toute désignée pour écrire cet article après avoir mené une petite "enquête" en milieu carcéral, et en interrogeant des membres de cette association.
Très enrichissant. Mais très perturbant aussi. Je m'explique.
Mes prisonniers de la Terreur étaient les victimes d'un gouvernement terroriste. C'étaient des innocents qui étaient arrêtés pour un mot de travers contre Robespierre ou la République, ou pour être soupçonnés de connivence royaliste.
Les prisonniers d'aujourd'hui sont responsables d'escroquerie, de vols, de meurtres etc... Or, je trouve perturbant d'en parler comme des "victimes" de la prison, qui ont besoin de tout le confort nécessaire pour continuer à vivre. On leur permet de continuer leurs études, de passer des diplômes, de se tenir au courant de toute l'actualité cinématographique etc...
Le célèbre détenu Roger Knobelspiess a dit : "Emprisonner une personne, c'est tout lui retirer". Bien sûr, je suis d'accord en théorie.
Mais enlever un enfant, le violer ou le tuer, n'est-ce pas tout retirer à ses parents ?
Je n'ai pas encore écrit cet article, peut-être parce qu'inconsciemment, j'avais vraiment besoin de temps pour réfléchir aux termes que je vais employer et à la façon dont je vais me positionner.
Je vous souhaite à toutes une excellente journée, en espérant que vous bénéficiez d'autant de soleil que moi !
10:08 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
06.05.2008
Pause et petits bonheurs
Je vous fais juste un petit bonjour en passant aujourd'hui.
J'ai trop de boulot en ce moment, trop de trop...
Trop de cris d'élèves dans la cour de récré, trop de cavalcades, de bagarres, de disputes, de rires, trop de notes à enregistrer, de devoirs à corriger, de leçons à préparer, trop de problèmes à comprendre, trop d'histoires à écouter, trop de têtes blondes, brunes et rousses qui attendent trop de moi...
Une envie de m'échapper du trop hier après-midi, de souffler dans une salle vide, de boire un thé avec ELLE sur les genoux, de poser mes pieds fatigués par les étages à monter plusieurs fois dans la journée...
Cinq minutes de solitude, une trêve presque surréaliste quand on travaille dans un établissement scolaire. Trêve rompue, on me demande, on ne m'oublie pas. Les élèves oublient leurs professeurs dès que sonnent les vacances. Le reste du temps, ils les voient plus souvent que leurs parents.
On m'assaille, on me hurle dessus, on sautille devant moi pour que je remarque tout le monde, on proteste, on revendique, on vient en groupe, en force, pour râler et contester une pécadille, en fait pour communiquer, pour se prouver qu'on existe, que des adultes s'intéressent à nous, à défaut de nos parents...
MADAAAAME MADAAAAME On PEUT pas faire ce contrôle, on n'est PAS prêts, on doit ENCORE réviser ! C'est IM-PO-SSI-BLE ! Sil vous PLAIT ! PITIE !
MADAAAAME MADAAAAME On VEUT faire cours DEHORS ! Il fait beau ! AU SOLEIL ! S'il vous PLAIT ! PITIE !
MADAAAAME MADAAAAME Mon exposé ! JEUDI C'EST FERIE ! Comment je fais ??? Je peux le présenter jeudi prochain ? S'il vous PLAIT ! PITIE !
MADAAAAME MADAAAAME Vous venez avec nous au Futuroscoque la semaine prochaine ? Vous DEVEZ venir ! S'il vous PLAIT ! PITIE !
STOP ! QUI A PITIE DE MOI ???
Hier, j'ai eu soudain envie de faire pause. Vous savez la télécommande de la pub Petit Bateau ? J'ai rêvé de l'avoir en main !
D'enlever mes sandales à talon et de m'affaler dans un fauteuil. Loin du bruit.

Entre mes dossiers de candidature en fac à envoyer (je passe des heures dans les queues de la Poste, je hais la Poste), les cours sur les philosophes des Lumières à préparer, les pendaisons de crémaillères à assurer chez les copines et les copains, les problèmes d'adolescence à gérer au bahut, et un peu de shopping quand même à assumer, j'ai beaucoup de mal à être à l'heure sur les blogs et sur le mien en particulier !
Je vais donc vous faire part de mes coups de coeur du moment, établis en une très pratique liste digne de Bridget J.
-La crème glacée Ben&Jerry's. Je voulais goûter la dernière aux ours blancs mais il n'y en avait plus. J'ai pris la Phish Food, au chocolat au lait et guimauve. Ces glaces font partie des 7 péchés capitaux. Reste à savoir lequel : gourmandise, envie, luxure ? Elles sont un péché divin et presque orgasmique !

-Le pantalon large marine ENFIN trouvé et superbement coupé. Y'a pas à dire, quand le vêtement est de qualité, c'est un bonheur pour la silhouette, et c'est élégant !

-Les nouilles chinoises dont je me nourris depuis quelques soirs.

-Prendre un verre après les cours avec mes potes-collègues du bahut.
-Avoir appris que mon ancien amoureux avait une copine et ne pas avoir hurlé en l'apprenant. (J'ai aussi appris qu'elle était moche et traînait plein de casseroles dans sa vie, ça joue ?)
-Le foulard Chanel trouvé dans une friperie, pour 15EUR. Le jackpot auquel je ne croyais plus pas !
-La conférence donnée par un gars qui revient de faire 5000kms à pieds. Le but de son voyage était Jérusalem. Il a raconté son périple à tous les élèves du bahut, tous bouche bée pendant 2h devant le courageux pélerin !
-Le bain de pieds offert à mes petons hier soir, et ce soir encore je le sens bien ! Avec les petites billes vertes effervescentes Scholl parfumées au thé vert et la crème soin hydra-relaxant à l'amande douce, menthe et camphre de Dermophil pour achever de calmer leurs irritations de la journée. Parce que hier, j'ai ressorti mes sandales d'été et bonjour les pieds surchauffés hier soir ! Mais grâce à ce programme douceur, mes pieds m'ont dit merci. C'est un délicieux moment de relaxation que je vous recommande sans modération. Après la crème, enfilez des chaussettes propres (oui c'est mieux) et savourez l'action bienfaisante de ce soin surprenant qui envahit vos pieds d'une sensation très rafraîchissante !

-Mon irrépressible envie de la crème lavante au citron de Christophe Robin, le coloriste des stars. A force de la voir citée dans tous les magazines par les pipolettes ou les vieilles valeurs sûres, genre Scarlett Johansson et Catherine Deneuve, et après avoir lu l'avis de cette demoiselle sur son effet spectaculaire qui vous retape votre chevelure en une application en pulvérisant toutes les impuretés, je me suis dit que peut-être, sans doute, elle était RE-E-LLE-MENT efficace. Et depuis quelques jours, je ne pense qu'à elle. Comme elle n'est pas dans mon magasin et que sur le site, il y a des frais de port à payer, je l'achèterai à Paris avec mon bon de réduc. Et j'ai aussi envie de son huile à la lavande et de carrément tout son programme de retapage approfondi en 1 week-end !

-Le soleil qui permet des tenues estivales, des tissus évanescents, des chaussures fines et légères...
Sauf qu'avec le bleu-jaune-violet sur mes jambes dû à ma chute de la semaine dernière, je ne peux pas porter pour le moment cette jupette folk H&M dont je vous parlais il y a peu...
-Déjeuner au Flore vendredi prochain. J'en suis tout excitée. Sans doute par un souvenir nostalgique de mes lectures adolescentes de La Bicyclette Bleue et de Léa femme fatale dont le Flore était le QG pendant l'Occupation. Celles qui connaissent Léa Delmas et François Tavernier comprendront ces lignes !
-Le "gommage de Rêve" Bourjois à l'huile de jojoba et fibres de crin, qui me laisse une peau de soie, et une senteur de vanille-noix de coco très gourmande qui dure...

-Le thé et la brioche fumante que je déguste, là, en ce moment...

07:39 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
02.05.2008
Anecdotes de vie et pensées du moment
Parmi mes élèves filles, il y a un peu de tout.
La bavarde insupportable, l'introvertie traumatisée par les regards des garçons, la petite fille modèle en col claudine, chaussettes et jupe plissée, la faillote à lunettes, la sérieuse intello, la star des podiums, la vitrine de mode au pliage Longchamp, la déléguée responsable, la rigolote, la paresseuse, la tricheuse, la séductrice, la timide, la grincheuse...
Il y a de tout, mais jusqu'à présent, le tout se confondait en une joyeuse bande d'adolescentes sans vraiment de problèmes hormis la pression des notes mise par les parents et les conversations girly à propos des premières amours.
Depuis sept ans que j'enseigne, quel que soit le niveau, je me suis toujours bien entendue avec mes filles.
J'aime leur mélange de candeur et d'espièglerie, elles sont mignonnes et gentilles, ce sont des adolescentes protégées, d'un niveau social assez hétérogène et malgré une différence flagrante entre la vitrine de mode au pliage Longchamp et la petite fille modèle en col claudine et jupe plissée, elles restent agréables, bien élevées et attachantes.

Sauf que cette année, dans cette promo 2008, se sont glissées quelques brebis galeuses.
Je n'y étais pas préparée.
Je n'étais pas préparée à avoir en face de moi des filles de 15 ans qui en paraissent 20, qui se charbonnent les yeux au khôl noir et se tartinent les lèvres de rouge, qui portent des mitaines en résille, des talons aiguilles et des cheveux décolorés. Et qui, quand je leur fais remarquer qu'on n'est pas en boîte de nuit et que leur make-up est légèrement chargé, me répondent sur un ton méprisant : "vous connaissez pas le smoky eyes ? c'est la mode !"
Oui je connais, pétasses, j'ai 30 ans, j'ai un blog, et je sais me maquiller, moi.
Et qu'il m'arrive de rencontrer les soirs où je sors en ville avec mes amis, entourées d'une bande de garçons qui n'ont rien à voir avec notre établissement et avec lesquels elles boivent de la bière et fument des joints. A 15 ans, je rappelle.

Ces brebis galeuses nous posent quelques problèmes de discipline depuis le début de l'année. Pas des gros, sinon elles ne seraient plus là depuis longtemps.
Ces brebis galeuses, elles arrivent à me toucher. Parce que je connais leur situation familiale et leur passé, parce que j'admets que certaines d'entre elles ont vécu des choses inadmissibles pour des gamines de cet âge.
Mais quand même. Quand même je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai appris, il y a quelques jours, à leur sujet. Ni aux conversations surprises entre elles.
A ce propos, nous avons eu une réunion entre profs concernés afin de parler du problème et de trouver une solution. Et au cours de cette réunion, je vous assure qu'aucun d'entre nous n'était très à l'aise de devoir parler de ça. Même la génération à laquelle j'appartiens. En minorité dans l'équipe enseignante.
Parce que ces gamines-là, à 15 ans, elles ont expérimenté le plaisir des légumes. Si, si.
Vous comprenez ce que je vous raconte ou pas ?
Alors je développe. Elles ont découvert qu'une carotte, un concombre, une banane, pouvaient leur donner beaucoup de plaisir en prenant place dans leur anatomie.
Chacun fait ce qu'il veut avec son corps, n'est-ce pas ?
Le problème, c'est qu'elles font de cette découverte une publicité très indiscrète, en tentant de faire des émules chez les autres filles. Les autres, dont la plupart n'ont même pas encore connu leur premier french kiss, ou pensent dur comme fer qu'il faut se réserver pour le mariage sous peine de punition divine.
Vous comprenez le problème auquel nous sommes confrontés ? Une véritable petite révolution au sein du collège. Parce qu'apparemment cette pratique se teste dans les toilettes des couloirs et les objets du délit, ces pauvres légumes, sont entassés au fond des sacs, entre le manuel de français et le cahier de maths.
Espérons au moins qu'ils sont bio.
Croyez-moi, la situation est très difficile à gérer. D'autant plus que les garçons ne sont pas en reste, n'arrêtent pas d'en parler, de les charrier à ce sujet et de faire rougir de honte les innocentes pucelles qui ne comprennent rien à cette histoire.
Des fois, je me dis que je suis un peu maso pour faire un tel métier, quand même.

Mercredi, tellement j'avais mal partout rapport à ma chute, (si vous savez pas de quoi je cause, vous n'avez qu'à lire tous mes articles, je ne vais pas résumer rien que pour les mauvais élèves) j'ai végété dans mon lit en ayant l'impression d'avoir l'âge de mon arrière-grand-mère, et donc d'être morte puisque mon arrière-grand-mère est morte.
Et j'ai regardée "La vraie vie d'Eve Angeli", sur W9. Je n'avais jamais regardé. Elle et son homme filmés 24h sur 24.
En une demi-heure seulement, j'ai eu un panaché édifiant de l'émission.
Eve se prépare pour un concert. Elle est plantée devant son armoire super mal rangée et dégoulinante de fringues Jennyfer.
D'abord, elle décide de se la jouer cowgirl. Une brassière à franges et un short en jean. Sans oublier les bottes blanches compensées avec moumoute.
Pendant ce temps-là, son homme super patient la regarde, affalé sur le lit. En comptant les minutes avant de partir pour le concert. Eve n'est pas convaincue par sa tenue. Elle sollicite l'avis masculin. Il s'en fout royalement. Il compte toujours les minutes. On a pitié de lui.
Finalement, Eve abandonne l'idée de la cowgirl et revêt un simple soutien-gorge à strass. Là, l'homme affalé sur le lit émet une mince protestation. Tout de même, Eve, on dirait que tu reviens de la plage. Tu vas pas monter sur scène comme ça !
Eve, en femme amoureuse et obéissante, remet sa brassière à franges.
Arrivée sur les lieux du concert, elle n'avait visiblement pas compris que c'était en plein air. Oui c'est à la campagne, pas à l'Olympia. Eve se demande si les gradins ont été mis exprès pour elle. Elle les trouve très beaux, très lourds à porter pour de pauvres ouvriers.
Non Eve, c'est un théâtre antique. Il est là depuis 2000 ans. Elle en reste bouche bée.
Puis, Eve et son homme vont choisir un film porno dans un vidéo-club. Eve ne se souvient pas d'avoir vu celui où plusieurs mâles baisent une seule demoiselle. Son homme est formel : elle l'a déjà vu. Eve n'a pas de mémoire, elle veut le revoir.
Une demi-heure après, j'étais complètement lobotomisée du cerveau. J'ai trouvé ça fascinant. Fascinant et terrifiant.

Après, j'ai regardé un reportage sur une mamie qui a adopté un petit faon. Là, j'ai retrouvé mon cerveau, je me suis transformée en guimauve fondante d'amour pour le petit faon roulé en boule sur le lit de la gentille mamie. J'ai oublié Eve Angeli.
Le soir, j'ai eu mon frère au téléphone. On ne s'appelle pas souvent, mon frère et moi. On ne se voit pas souvent non plus. On a des vies et des caractères trop différents.
Quand il vivait au Japon, je n'ai jamais fait le voyage pour aller le voir, et accessoirement visiter le pays. Même si j'en avais très envie. Si ç'avait été une copine, j'y serais sûrement allée.
Rien qu'en écrivant ça, je me sens triste.
Depuis que mon frère travaille là où il travaille, on ne se voit plus qu'à Noël. Pourtant, seulement une heure de train nous sépare.
A Noël, je reçois toujours un très beau cadeau. Mon frère n'est pas radin avec sa famille. Sauf qu'à la place du fric qui remplit sa vie, ce serait bien qu'il y ait davantage de sentiments.
Donc, hier soir, au téléphone, mon frère m'a confirmé qu'il me prêtait son appart parisien pour la semaine prochaine.
C'est une première. Je ne lui ai jamais demandé ce type de service. Je ne lui demande jamais rien d'ailleurs. Mais là, les copines qui me reçoivent habituellement lors de mes escapades dans la capitale partent toutes en week-end férié prolongé. Donc, plutôt que l'hôtel, je préfère encore dormir chez mon frère.
Bizarrement ça me stresse. Même qu'il ne soit pas là. Il ira chez sa fiancée. Une danseuse du Moulin-Rouge. Bizarrement je préfère ne pas la rencontrer en vrai, je l'ai vu en photo, à Noël, ça me suffit.

Hier, je me suis chouchoutée. Parce que je me sentais moche et négligée. Alors j'ai fait un effort pour sortir de mon lit, après avoir lu tous vos coms réconfortants.
Je me suis fait couler un bain dans lequel j'ai mis des gouttes d'huile de fleur d'oranger.
Je me suis gommée partout avec le gommage rose parfumé à la fleur de cerisier "Secret du Japon" Lafayette beauté.
Je me suis mis du vernis rose dragée sur mes ongles de pieds.
Je me suis hydratée le corps avec la délicieuse crème fouettée Séphora.
Je me suis massée les jambes et les pieds avec l'huile de massage décontractante Nuxe Biobeauté. Parce que ma chute m'a donné d'horribles crampes aux pieds.
Je me suis fait un masque facial purifiant aux herbes et aux huiles essentielles Décléor.
Je me suis lavée les cheveux et je leur ai offert un masque de luxe, que je ne fais qu'en cas de déprime intense : le masque à l'orchidée de Léonor Greyl. Je le recommande, lui et son petit frère au jasmin, à toutes les amoureuses des produits raffinés et mythiques.

Après tout ça, je me suis sentie bien mieux et mon pouvoir de séduction aussi.
J'ai aussi regardé la énième diffusion d'Autant en emporte le vent. Même si je l'ai vu cent fois, que je l'ai en DVD et que cette histoire qualifiée de romantique par les midinettes ne l'est pas du tout à mes yeux. Je n'ai jamais ressenti aucune sympathie pour Scarlett O'Hara. C'est le tout qui m'intéresse, le contexte historique et la transformation qu'opère la guerre sur les caractères des gens. Je me suis toujours demandée comment je réagirais en tant de guerre. Ce que je serais capable de faire, ce que je refuserais.
D'autre part, malgré son esthétisme époustouflant pour l'époque, le film n'arrive pas à la cheville du roman, comme toujours dans les adaptations cinématographiques. Et se permet d'ailleurs des ellipses dont je n'ai jamais compris l'utilité.
Mais quand même, j'ai passé un bon moment.
A 19h, j'ai regardé "Qui veut gagner des Millions" et là, j'ai retrouvé Eve.
Réincarnée dans un candidat tout en muscles. Mais pas en cervelle. Le gars a bousillé 2 jockers avant d'atteindre le 1er palier de 1500EUR. Pour les questions complètement connes, vous savez, qui sont cadeaux ! Bah, le gars, il a trouvé ça dur lui.
Question : Au 5ème siècle avant J-C, comment s'appelait le sage chinois ? Confucius ? Hibernatus ? Cécile de Ménibus ? et je me souviens plus de la 4ème proposition tellement c'était con.
Bah le gars, il a demandé le jocker du public. Jean-Pierre, ça l'a scotché. Et la nana du gars l'applaudissait avec beaucoup d'admiration, naturellement.
Pauvre France.
Ensuite, le soir, j'ai préparé une énorme salade de pâtes à la sauce de ma composition : tomates fraîches, basilic, olives, parmesan. Parce qu'aujourd'hui, je ne fais pas le pont, je travaille, mais pas avec les élèves, seulement entre profs. Et à midi, chacun doit apporter un met de sa composition.
Au début, cette idée m'a gonflée, mais finalement j'étais heureuse d'aller bosser ce matin, parce que l'ambiance promet d'être sympa et détendue. Si, si, j'y crois.

En ce moment, je me lasse de certains blogs. De certaines photos et sujets qu'on retrouve partout.
Le festival de Hyères notamment, et la jolie Louise qui sautille de blog en blog. Ce n'est évidemment pas sa faute, je la trouve adorable et toujours très bien stylée, mais je commence à saturer de la voir à chaque fois que je vais chez "les bloggueuses influentes de la mode". Mais non je ne suis pas jalouse ! Je n'aurais pas pris la peine d'en faire un paragraphe ici si ça avait été le cas, et puis la jalousie par rapport à une autre fille, ce n'est pas mon truc.
Pour Louise, ok, elle a bon goût, elle sait s'habiller, mais c'est quand même pas sorcier non plus d'enfiler une robe longue vaporeuse et de nouer une ceinture autour de la taille, si ? J'ai l'impression qu'on s'extasie facilement aujourd'hui sur les gens qui ont simplement du bon goût. A croire que le bon goût se perd trop...
Autre chose, je sature de lire des justifications de bloggueuses au sujet de : "pourquoi je bloggue ?" Si c'est la question existencielle de leur vie, c'est un peu grave.
Perso, je bloggue pour m'amuser, me distraire, rencontrer des gens intéressants, partager des choses que j'aime, mais j'ai une vie en dehors de mon blog. Ici c'est un peu comme une récréation, je ne me pose pas cette question tous les matins en me levant. J'en ai d'autres autrement prises de tête concernant mon avenir.
Et surtout, je ne la pose pas aux bloggueuses que je lis, parce qu'honnêtement leurs raisons m'indiffèrent totalement, et me gâchent le plaisir futile de ce moment de découverte et de lecture.
Mais voilà, après ce petit coup de gueule, je suis tombée sur ça. Et ça, c'est géant. Et ça m'a réconciliée avec toute la blogo. Pour celles qui ne l'ont pas encore vue, cliquez plutôt deux fois qu'une, fou rire assuré !
06:00 Publié dans Mlle Elwind parle de tout dans son boudoir | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
